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L'Île de Sein entre en scène

Radio-Canada

Le navire contient dans ses cuves 900 km de câbles de fibre optique qu'il déposera au fond de l'océan Pacifique pour la construction de Neptune Canada, le premier observatoire sous-marin permanent au monde.

Le navire Île de Sein a sillonné les mers du monde où il a déposé des milliers de kilomètres de câbles destinés au secteur des télécommunications.

Présentement, il se trouve au large de l'île de Vancouver, en Colombie-Britannique, pour accomplir sa première mission à caractère strictement scientifique.

Dans ses cuves se trouvent quelque 900 kilomètres de câbles de fibre optique qui constituent l'épine dorsale du projet Neptune, le premier observatoire sous-marin permanent au monde. Il faudra au moins deux mois à l'Île de Sein pour déposer au fond de l'Océan Pacifique ces kilomètres de réseau câblé.

Au total, 3000 kilomètres de câbles optiques seront installés, à 2000 mètres sous l'eau, autour de la plaque tectonique Juan de Fuca, une région volcanique où on retrouve des gisements d'hydrate de gaz et différentes espèces de poissons et de mammifères. Cette zone est également régulièrement frappée par des séismes sous-marins.

La structure de base de l'observatoire Neptune sera mise en place au cours des prochaines semaines.

En construction depuis 2004, Neptune va révolutionner la façon dont sont recueillies les données scientifiques sur les fonds marins, entre autres par des observations robotisées et la capture de photos et de vidéos en haute résolution.

« Ça va nous permettre d'avoir 365 jours par an, 24 heures par jour, des informations venant de tous les instruments scientifiques. Qu'il s'agisse de mesure de température, de pression de salinité, ou simplement de nous fournir des images vidéo », explique Benoît Pirenne, directeur associé en technologie de l'information pour Neptune Canada.

Pour l'avancement des connaissances

L'observatoire sera relié à 30 laboratoires qui enregistreront l'activité océanique et procéderont à des relevés sismologiques, ce qui permettra d'en apprendre davantage notamment sur les changements climatiques.

On en saura aussi plus sur la faune et la flore ainsi que sur certaines ressources naturelles qui se trouvent dans les abysses.

Toutes ces informations seront accessibles aux scientifiques, mais également au grand public, en temps réel sur Internet.

Ce n'est qu'en 2009 que l'observatoire Neptune pourra commencer à transmettre des données scientifiques.

Bien qu'en construction, Neptune sert déjà de modèle à des projets similaires d'observatoires sous-marins en Europe, en Asie et aux États-unis.

Le projet Nepture regroupe une quarantaine de chercheurs canadiens et américains et a été entrepris en 1999 par l'Université de Victoria, à Victoria, en Colombie-Britannique, et l'Université de Washington, située à Seattle, aux États-Unis.