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Diane Lemieux s'en va

Radio-Canada

Démise de ses fonctions de leader parlementaire, la députée péquiste de Bourget annonce qu'elle démissionnera de son poste à la rentrée parlementaire.

L'actuelle leader parlementaire du Parti québécois, Diane Lemieux, confirme qu'elle quittera ses fonctions de députée de Bourget à la rentrée parlementaire.

Elle n'aurait pas accepté que la nouvelle chef du Parti québécois, Pauline Marois, ait choisi de la rétrograder afin de confier son poste à François Gendron.

Élue pour une première fois en 1998 dans la circonscription de Bourget, après avoir été recrutée par Lucien Bouchard, Diane Lemieux a immédiatement accédé au cabinet. Elle a été ministre du Travail puis ministre de la Culture et des Communications.

Selon l'ex-ministre péquiste Jean-Pierre Charbonneau, Mme Marois voudrait changer la dynamique au sein du caucus et le style du leader parlementaire. « Elle prenait beaucoup de place », affirme-t-il.

Une question de style

« Non seulement elle en menait large comme leader parlementaire, mais elle a souvent imposé ses vues, elle a souvent frustré ou heurté de front plusieurs députés dans différents dossiers. Parfois, elle intervenait dans des dossiers qui n'étaient pas le sien », explique M. Charbonneau, qui a côtoyé Mme Lemieux jusqu'à ce qu'il démissionne, en novembre 2006.

« Quand François Gendron assurait l'intérim [à la direction du PQ] ou que Louise Harel a assuré l'intérim [...] elle a créé - par son style qui est très combatif, mais très autoritaire - beaucoup d'insatisfactions et d'animosités ou de frustrations chez beaucoup de députés du caucus du PQ. »

Selon M. Charbonneau, Pauline Marois voulait créer un nouveau climat à l'intérieur du caucus et modifier les relations entre l'équipe parlementaire du PQ et les deux autres formations politiques.

Le leader parlementaire, dit-il, est le principal appui d'un chef de parti, et qu'il importe à ce titre qu'il « existe une espèce de symbiose entre les deux ». « Il faut que le chef sente que le leader a l'appui des autres députés aussi de l'entente du caucus ».

M. Charbonneau ne croit pas que Diane Lemieux ait été sacrifiée parce qu'elle était trop identifiée au précédent chef, André Boisclair. Selon lui, Mme Marois a proposé un autre poste à Mme Lemieux, mais il n'est pas toujours facile, dit-il, d'accepter une rétrogradation. « Les gens ont de gros egos en politique », laisse-t-il tomber.

M. Gendron est plus consensuel, moins « heurtant » avec les collègues, indique M. Charbonneau. « Fondamentalement, M. Gendron arrive à ce poste-là parce que Diane Lemieux, ça ne marchait plus. »