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Derniers préparatifs sécuritaires

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le village de Montebello et son château prennent l'allure d'une forteresse à deux jours du sommet entre les dirigeants du Canada, des États-Unis et du Mexique.

Les derniers préparatifs de sécurité ont été mis en place samedi, à Montebello, pour le sommet qui doit réunir en début de semaine le premier ministre Stephen Harper, le président des États-Unis, George W.Bush et le président du Mexique, Felipe Calderone.

À l'approche du sommet, le village touristique situé à mi-chemin entre Montréal et Ottawa, sur la rive de la rivière des Outaouais, a droit à un déploiement quasi militaire. Plusieurs hélicoptères et avions militaires ont survolé le site. Les allées et venues sont déjà limitées à l'intérieur d'un important périmètre de sécurité: 60 km pour la zone restreinte et 20 km pour la zone interdite.

Samedi, les touristes ont dû quitter le château Montebello où se déroulera la rencontre. L'établissement fait l'objet d'une surveillance terrestre, maritime et aérienne, a précisé un porte-parole de la Gendarmerie royale du Canada.

Malgré l'ampleur des mesures de sécurité, seuls les poids lourds se verront interdire l'accès à la route 148. En principe, les automobilistes pourront l'emprunter pendant le sommet.

Dispositif de sécurité

Quelque 200 policiers patrouillent déjà dans les environs. Le château a par ailleurs été entouré d'une clôture de trois mètres de haut, afin d'éviter que des manifestants ne s'en approchent trop.

La police a installé son quartier général dans une polyvalente de Papineauville et prévoit organiser des conférences de presse pour informer le public et la presse de l'évolution de la situation sécuritaire.

Un centre d'aide médical et un centre de détention à l'intention des manifestants ont été établis dans le centre sportif, derrière la polyvalente, juste à côté du poste de la Sûreté du Québec.

Plusieurs organisations non gouvernementales, des collectifs citoyens et des syndicats ont déjà annoncé leur intention de manifester contre ce sommet. Ils déplorent notamment le manque de transparence du Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité (PSP) à l'origine de ce sommet. Mais, pour le moment, les opposants sont peu visibles dans le petit village de 1033 habitants.

La fierté d'un maire

Le maire de Montebello, Jean-Paul Descoeurs, s'est dit heureux de voir sa localité recevoir autant d'attention médiatique. Selon lui, les résidants et les commerçants locaux n'ont pas à craindre les manifestations qui se tiendront en marge du sommet, à cause de la sécurité qui sera omniprésente.

M. Descoeurs affirme avoir été informé que sa ville serait l'hôte du sommet il y a deux mois, sans avoir été consulté au préalable. Il a reçu des courriels de personnes lui demandant de réclamer l'annulation du sommet, mais croit qu'il faut plutôt prendre la situation du bon côté et profiter des retombées économiques et médiatiques de l'événement.

Le maire rappelle avec fierté que ce n'est pas la première fois que Montebello est l'hôte d'un sommet important. La ville avait accueilli le G7 en 1981.

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