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Le remède de la Fed

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les investisseurs réagissent positivement à la décision de la banque centrale américaine de baisser son taux d'escompte d'un demi-point. Le Dow Jones gagne 1,82 %, le Nasdaq, 2,2 % et le TSX 1,56 %.

La décision de la Réserve fédérale américaine d'abaisser temporairement d'un demi-point son taux d'escompte a porté ses fruits.

Les grands indices boursiers américains, le Dow Jones et le Nasdaq, ont tous deux ouvert en forte hausse avant de se replier quelque peu. Les bourses européennes ont également enregistré des hausses à la fermeture.

Après avoir bondi de 2,22 % dès l'ouverture des transactions, le Dow Jones a clôturé en hausse de 1,82 %. L'indice technologique Nasdaq, lui, s'est apprécié de 2,2 % après avoir bondi de 2,47 % à l'ouverture.

À Toronto, l'indice composé S&P/TSX a gagné gagnait 200 points, en hausse de 1,56 %, tandis que le dollar canadien clôturait à 0,94 $US.

La baisse à 5,75 % du taux d'escompte, considérée comme la manoeuvre la plus énergique de la Fed depuis quelques jours, visait d'ailleurs à rassurer un marché très fébrile qui ne cesse de s'effondrer depuis maintenant plus d'une semaine.

Le taux d'escompte de la banque centrale américaine régit les prêts accordés par la Fed aux banques commerciales. Entre elles, les banques s'accordent des prêts à un autre taux, actuellement fixé à 5,25 %, et qui n'a pas été modifié vendredi.

Quelques heures auparavant, les investisseurs asiatiques, anxieux face à la crise aux États-Unis, avaient commencé à rapatrier massivement leurs avoirs américains pour les mettre à l'abri. Cette manoeuvre a contribué à bonifier la valeur du yen de près de 5 % cette semaine seulement et a fait plonger les marchés asiatiques vendredi.

Cette ruée pour le yen a eu pour conséquence de miner les importants investissements liés à l'exportation, faisant chuter l'indice Nikkei, vendredi, de plus de 5 %.

Les banques centrales asiatiques ont continué d'injecter des milliards en liquidités dans les marchés afin d'éviter que ces derniers ne manquent de fonds, mais jusqu'à présent, il appert que ces manoeuvres n'ont eu qu'un effet très relatif.

Les grandes places boursières européennes, pour leur part, ont connu une bonne journée, vraisemblablement rassurées par le rattrapage de dernière minute des marchés nord-américains, jeudi.

À Paris, le CAC 40 a gagné 1,86 %, après avoir perdu 3,26 % la veille. Le Footsie de Londres a rebondi de 3,5 % après avoir cédé 4,1 % jeudi. À Francfort, le Dax a enregistré un gain de 1,49 %, après avoir chuté de 2,36 % la veille.

Des journées difficiles pour les marchés boursiers

Jeudi, les grandes bourses mondiales d'Asie, d'Europe et d'Amérique du Nord ont encore une fois connu une très difficile journée. Les incertitudes entourant les crédits hypothécaires à risque aux États-Unis ont miné la confiance des investisseurs et les ont incités, encore une fois, à vendre massivement.

Toutefois, des rattrapages de fin de séance ont permis d'éviter une chute trop accentuée en Amérique du Nord. Par exemple, à Toronto, le TSX, qui avait d'abord chuté de plus de 500 points, est remonté par la suite pour clôturer en baisse de 200 points, à 12 848,7 points.

Cette nouvelle perte signifie que les gains réalisés depuis le début de l'année à Toronto ont fondu comme neige au soleil. À ce rythme, la chute des derniers jours donne à la Bourse de Toronto les allures qu'elle avait lors de l'éclatement de la bulle spéculative du début des années 2000.

Le Dow Jones a de son côté baissé de 300 points pendant la journée de jeudi, mais a clôturé en chute de 15 points, soit 0,1 %.

Certains courtiers commencent à parler sous le couvert de l'anonymat de « vent de panique ». Les grands indices new-yorkais, le Dow Jones et le Nasdaq, déjà ébranlés par une semaine difficile, avaient déjà perdu plus de 2,5 %, vendredi dernier.

Lire nos explications de la crise des prêts hypothécaires à risque aux États-Unis.

Lire notre entrevue (Nouvelle fenêtre) avec le professeur Maurice Marchon des HEC de Montréal qui explique que les prochains mois seront cruciaux pour l'économie mondiale.

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