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L'héritage de la malbouffe

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des tests menés sur des rats montrent que des femelles enceintes qui mangent des aliments de faible valeur nutritive transmettent ce goût à leur bébé à naître.

L'attirance de certains pour la malbouffe daterait de l'époque où ils se trouvaient encore dans le ventre de leur mère.

Des chercheurs britanniques émettent l'hypothèse que les femmes qui mangent des aliments de faible valeur nutritive pendant leur grossesse transmettent à leurs enfants le goût des aliments riches en gras et en sucre et faibles en protéines.

Le Dr Neil Stickland et son équipe du Collège vétérinaire royal de Londres en viennent à cette conclusion après avoir observé les bébés de rates ayant consommé ce type d'aliments pendant leur gestation et leur lactation.

Ces petits étaient nettement plus attirés par ce type d'aliments que ceux du groupe contrôle.

Les auteurs de l'étude pensent qu'un effet similaire se produit lors des grossesses humaines.

La programmation foetale

Cette hypothèse concorde avec la notion de « programmation foetale », qui veut que les expériences vécues par le foetus dans l'utérus de la mère aient un impact sur la physiologie et la santé de l'enfant à naître.

L'Étude

Un premier groupe de rates enceintes a pu choisir entre de la nourriture normale pour rats et des aliments comme des beignes, des guimauves, des croustilles, des muffins aux pépites de chocolat et du fromage.

Un groupe témoin n'a mangé que des aliments pour rats.

Les rates ayant eu le choix ont grignoté de préférence les aliments à faible valeur nutritionnelle. De plus, lorsque leurs petits ont été sevrés et se sont fait offrir le même choix alimentaire, ils ont eux aussi choisi ce genre d'aliments, et ce, en proportion nettement supérieure aux ratons nés de rates n'ayant pas été autorisées à consommer ce type de nourriture.

Les ratons des mères du groupe témoin et du groupe de la malbouffe ont tous avalé diverses quantités d'aliments, mais la proportion était beaucoup plus élevée dans le groupe ayant été mal nourri pendant la gestation et la lactation.

L'étude paraît dans le journal de nutrition britannique (British Journal of Nutrition).

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