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Bagdad commande une enquête

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement irakien ordonne une enquête sur les attentats aux camions piégés perpétrés mardi contre une secte kurde, dont le bilan des victimes est à la hausse, avec au moins 250 morts et 350 blessés. Les États-Unis disent y voir l'oeuvre d'Al-Qaïda.

Le bilan des attentats aux camions piégés perpétrés mardi contre la communauté intégriste des yazidis s'alourdit au rythme des recherches. D'après le ministre kurde de la Santé, au moins 250 morts et 350 blessés ont été retrouvés sur les lieux du drame, où les secours s'affairent toujours à sortir les victimes des décombres.

Le premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki, a dénoncé ce qu'il a qualifié de « crime ignoble » et a ordonné une enquête sur les événements. Le dirigeant irakien, qui doit composer avec une grave crise politique causée par les dissensions entre partis sunnites et chiites, a affirmé que cela ne l'empêcherait pas de « poursuivre le processus politique ».

De son côté, l'armée américaine montre du doigt la branche irakienne d'Al-Qaïda. Mercredi, l'ambassadeur des États-Unis à Bagdad, Ryan Crocker, et le commandant des forces américaines en Irak, le général David Petraeus, ont condamné les attentats, qu'ils ont qualifiés de « barbares ». Ils ont ajouté être déterminés à poursuivre leur mission.

Un attentat des plus meurtriers

Ce sont pas moins de quatre camions-citernes piégés qui ont explosé presque simultanément, mardi, au milieu de deux villages proches de la ville de Sinjar, dans le Kurdistan irakien. La violence de la déflagration a été telle, selon le maire de Sinjar, Dakhil Qassim, qu'au moins 70 maisons ont été littéralement soufflées.

Il s'agit de l'un des plus violents attentats à la voiture piégée commis contre des civils depuis l'invasion américaine, en 2003. La communauté yazidie avait pourtant pu, jusqu'ici, demeurer relativement à l'écart de la guerre civile irakienne. Selon ce qu'ont rapporté plusieurs observateurs occidentaux, elle voyait même l'occupation américaine d'un bon oeil, puisqu'elle les protège de facto des agressions musulmanes.

Les yazidis ont en effet été traditionnellement ostracisés par la majorité musulmane en raison de croyances pré-islamistes qui peuvent aisément les faire passer aux yeux des sunnites pour des satanistes.

Il y a quelques mois, 23 yazidis ont été abattus par des hommes armés, en représailles à la lapidation d'une adolescente par des membres de la communauté. Ces derniers reprochaient à la jeune fille de 17 ans une relation avec un jeune musulman.

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