•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le Danemark dans la course

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une expédition danoise tentera de démontrer qu'une chaîne de montagnes sous-marine est une extension du Groenland, pour ainsi revendiquer une partie de ce territoire riche en pétrole et en gaz.

Après la Russie et le Canada, voilà que le Danemark se lance dans une opération de revendication de ses droits sur le territoire, mais surtout sur les richesses naturelles de l'Arctique.

À bord du brise-glace suédois Oden, 45 chercheurs danois ont quitté Tromso, en Norvège, lundi, pour une expédition de cinq semaines visant à explorer les fonds marins entre les 83e et 87e parallèles. Le Danemark veut déterminer si la dorsale de Lomonosov, une chaîne de montagnes sous-marine, est une extension du Groenland, un territoire qui lui appartient.

Le ministère danois précise qu'il pourrait revendiquer cinq régions, dont le pôle Nord lui-même, en s'appuyant sur sa propriété du Groenland et des îles Féroé. L'expédition danoise Lomrog 2007 obtiendra l'aide d'un brise-glace russe. Des chercheurs suédois prennent également part au voyage sur l'Oden, pour étudier le climat arctique.

La dorsale de Lomonosov est au coeur des revendications dans l'Arctique. La Russie affirme pour sa part qu'elle est rattachée à la Sibérie, donc au territoire russe. Le 2 août dernier, une expédition russe a d'ailleurs planté un drapeau en titane à 4000 mètres sous le pôle Nord, à l'aide de deux sous-marins.

Du côté du Canada, le premier ministre Stephen Harper a terminé vendredi dernier une tournée dans le Grand Nord en annonçant la construction d'un port en eaux profondes et d'un centre d'entraînement militaire dans le nord de l'île de Baffin. Le gouvernement canadien veut aussi envoyer des navires dans la région. Toutefois, Ottawa n'a pas encore fait de revendication territoriale officielle auprès de l'ONU.

La Convention de l'ONU sur le droit de la mer donne 10 ans aux pays l'ayant ratifiée pour déposer des revendications sur les fonds marins, au-delà de leur zone des 200 miles marins (environ 370 kilomètres). La Russie (1997), le Canada (2003), le Danemark (2004) et la Norvège ont tous ratifié cette convention. Les États-Unis sont le seul des cinq pays ayant des territoires en bordure de l'océan Arctique à ne pas l'avoir fait.

Selon le US Geological Survey, la région de l'Arctique abrite le quart des réserves de pétrole et de gaz naturel qui reste à découvrir sur la planète. Cela équivaut à environ 9 milliards de tonnes. Avec l'épuisement des réserves mondiales, et la fonte des glaciers qui ouvre la voie maritime près du pôle Nord, l'Arctique devient donc d'une grande importance stratégique.

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.