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Rove quitte le navire

Radio-Canada

Le principal conseiller du président Bush, Karl Rove, démissionnera de ses fonctions d'ici la fin du mois, laissant en fin de mandat un président plus impopulaire et plus contesté que jamais.

L'ombre de Karl Rove, qui plane depuis maintenant près de huit ans sur le Bureau ovale, s'évanouira d'ici la fin du mois, au grand soulagement des forces démocrates qui voyaient dans le conseiller présidentiel un maître de la manipulation politique.

Le controversé haut fonctionnaire a en effet annoncé, lors d'une entrevue accordée récemment au Wall Street Journal, qu'il devait mettre un terme à sa carrière de conseiller pour le bien de sa famille.

Au cours d'un point de presse sur les pelouses de la Maison-Blanche, lundi, le président américain a rendu hommage à Karl Rove, une personne qu'il considère comme « un ami très cher ».

La secrétaire générale adjointe de la Maison-Blanche, Dana Perino, a pour sa part qualifié de « grosse perte pour nous » le départ de Karl Rove. Mme Perino a soutenu que l'ancien conseiller « continuera à être l'un des meilleurs amis du président ».

Karl Rove, véritable architecte des deux victoires électorales en 2000 et 2004 de George W. Bush, est probablement l'un des hommes les plus controversés de Washington. Il s'est placé à plus d'une reprise sous le feu de l'opposition démocrate et de la justice américaine.

En 2003, il a fait les manchettes pour son implication alléguée dans l'affaire Plame. De hauts responsables de l'administration Bush étaient alors soupçonnés d'avoir dévoilé la véritable identité d'une agente de la CIA pour s'en prendre à son époux, un ambassadeur qui avait démontré que le président Bush avait menti aux Américains à propos des armes de destruction massive irakiennes. Il avait cependant été blanchi, l'an dernier, de toute accusation relativement à cette affaire.

Plus récemment, le nom du conseiller a fait les grands titres à nouveau, cette fois pour son implication dans le scandale des procureurs. Ce n'est d'ailleurs que grâce à une intervention du président Bush, qui l'a placé au-dessus du système judiciaire, qu'il n'a pas été obligé de témoigner devant le Sénat. Les démocrates accusent Rove d'avoir été au courant de l'éventuelle éviction de procureurs fédéraux pour des motifs purement partisans.