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Éviter la mort d'une langue

Radio-Canada

Une professeure du Nouveau-Brunswick tente de sauvegarder la langue malécite avec un projet de mini-documentaire dans cette langue autochtone.

Un nouveau projet voit le jour au Nouveau-Brunswick pour tenter de faire survivre une langue autochtone parlée depuis plus de 400 ans dans la région atlantique.

Professeure spécialisée dans la culture malécite, Imelda Perley s'est associée à trois chercheurs de l'Université du Nouveau-Brunswick pour développer un site Internet et des capsules d'histoire en langue malécite.

L'objectif est d'inciter principalement les jeunes à parler la langue de leurs parents et de leurs ancêtres en écoutant les anciens qui parlent encore la langue, précise Mme Perley.

Avec la collaboration des chercheurs Evelyn Plaice, David Perley et John Valk du Collège Renaissance, Mme Perley va enregistrer, au cours des trois prochaines années, toutes les personnes qui parlent encore le malécite au Nouveau-Brunswick.

« Le malécite est enseigné dans les écoles de la communauté, mais comme une matière, pas comme quelque chose que l'on peut transmettre. J'ai peur qu'à la longue cette langue disparaisse en pratique. C'est pourquoi il est important de laisser des documents pour les générations futures », explique Imelda Perley.

Aujourd'hui, environ 3000 Malécites vivent au Nouveau-Brunswick, au sein des tribus Madawaska, Tobique, Woodstock, Kingsclear, St. Mary et Oromocto. Mais seulement une centaine de personnes parlent la langue malécite couramment. Il s'agit souvent de gens très âgés.

Les Malécites et les Micmacs parlent deux langues étroitement apparentées. D'origine commune, elles ont évolué de façon distincte assez récemment, sans s'étendre au-delà de la région des Maritimes. Le malécite et le Micmac étaient les deux seules langues parlées dans la région des Maritimes au moment de l'arrivée des premiers Européens.