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À qui la faute?

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'industrie du camionnage refuse de porter le blâme pour la détérioration des infrastructures routières au Québec.

L'effondrement du viaduc de la Concorde et celui du pont de Minneapolis nous placent devant la détérioration des infrastructures routières.

La présence de nombreux camions sur les routes est souvent montrée du doigt pour expliquer cette dégradation. En effet, un seul poids lourd peut endommager la chaussée comme le feraient plusieurs milliers de voitures. Et comme il en circule de plus en plus, il est normal que les structures routières vieillissent plus vite.

L'industrie du camionnage refuse toutefois de porter le blâme. Selon elle, les gouvernements doivent mettre plus d'argent sur la réfection du réseau routier.

Sophie Tremblay, coordonnatrice aux dossiers techniques et opérationnels de l'Association du camionnage du Québec, croit toutefois que les entreprises n'ont pas la capacité financière de contribuer à l'entretien du réseau routier.

L'industrie québécoise du transport routier bénéficie pourtant de conditions plus favorables qu'aux États-Unis.

La norme fédérale américaine, qui ne s'applique qu'au réseau d'autoroutes inter-États, limite les tracteurs semi-remorque à cinq essieux (18 roues) à un poids maximal d'un peu plus de 36 tonnes.

Au Québec, le même type de véhicule peut rouler avec 41,5 tonnes. En Ontario, la limite maximale est de 48 tonnes. Contrairement à l'idée reçue, l'Ontario est donc le territoire qui, en Amérique du Nord, autorise la circulation des véhicules les plus lourds.

Sophie Tremblay estime qu'il s'agit d'un choix politique destiné à favoriser l'économie, le dynamisme et la fluidité des marchandises en Ontario.

À double tranchant

Toutefois, si l'imposition de mesures plus strictes peut ralentir la dégradation des routes, elle peut en contrepartie entraîner des conséquences néfastes.

En effet, comme les trains routiers sont interdits dans plusieurs États américains, les transporteurs sont forcés de faire plus d'un voyage pour livrer la marchandise. Ainsi, des normes plus sévères sur le poids des camions augmentent le nombre de camions sur les routes, ce qui a des conséquences environnementales, avec l'émission de plus de gaz à effet de serre.

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