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Les Québécois ne seront pas épargnés

Radio-Canada

L'état-major canadien en Afghanistan nie les rumeurs selon lesquelles Ottawa voudrait limiter l'exposition aux combats des soldats du Royal 22e Régiment pour éviter d'alimenter l'opposition de la majorité des Québécois à la guerre.

Le brigadier-général Guy Laroche, qui vient tout juste, mercredi, de prendre le commandement du corps expéditionnaire canadien en Afghanistan, affirme qu'il est hors de question d'épargner aux Québécois les missions de combats les plus dangereuses.

« Peu importe ce qu'on raconte au Canada, au niveau politique ou dans la rue, pour nous le travail se poursuit dans la même veine que par le passé », a soutenu le général Laroche.

Celui-ci répondait aux nombreuses interrogations qu'ont suscitées au Canada anglais les déclarations récentes du ministre de la Défense, Gordon O'Connor. Lors d'une entrevue au réseau CTV, voilà deux semaines, le ministre O'Connor a déclaré que les soldats du R22R, qui viennent tout juste d'arriver en Afghanistan, seront graduellement retirés du front pour laisser les soldats afghans livrer bataille.

Cette déclaration du ministre de la Défense a soulevé la controverse et a conduit certains à se demander si le gouvernement Harper allait accorder aux soldats québécois un traitement de faveur pour s'épargner les foudres de l'opinion publique québécoise.

Depuis, les militaires canadiens se sont succédé pour expliquer que l'armée afghane est dans un tel état de déliquescence qu'il ne serait pas réaliste d'espérer lui confier des missions offensives majeures avant au moins six à huit mois.

Mercredi, le ministre de la Défense a précisé sa pensée et affirmé, en marge du caucus conservateur à Charlottetown, que l'entraînement des troupes afghanes constitue dorénavant la mission prioritaire des militaires canadiens, mais que cela ne placera pas les soldats à l'abri des tirs ennemis.

Jusqu'à présent, 66 Canadiens ont été tués en Afghanistan, dont une vaste majorité depuis le déploiement dans le sud du pays, en 2006.

Les plus récents sondages indiquent que si un Canadien sur deux se dit opposé à la présence canadienne en Afghanistan, au Québec, cette proportion atteint facilement les deux tiers.