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Washington étend ses tentacules

Radio-Canada

Les États-Unis confirment qu'ils fourniront plus de 60 milliards de dollars à l'Arabie saoudite, à l'Égypte et à Israël. Washington veut que ces nations s'arment pour contrer le pouvoir de l'Iran dans la région.

Les États-Unis dépenseront plus de 60 milliards de dollars au Moyen-Orient pour contrer « l'influence négative » de la Syrie, de l'Iran, du Hezbollah et d'Al-Qaïda dans la région, a annoncé la secrétaire d'État Condoleezza Rice, lundi.

En vertu de ce plan, l'Arabie saoudite recevra 20 milliards de dollars, Israël, 30 milliards, et l'Égypte, 13 milliards. Ces nations pourront s'armer afin de contrer la montée en puissance de l'Iran, notamment, comme l'a confirmé un responsable de l'armée américaine.

Mme Rice juge essentiel de moderniser les armées égyptienne et saoudienne afin d'améliorer la capacité de réaction des alliés des Américains contre « l'extrémisme ». Selon elle, de meilleurs moyens militaires leur permettront de s'affirmer comme leaders pour la paix dans la région.

L'annonce américaine représente une hausse de 25 % de l'aide militaire des États-Unis à Israël. J'estime qu'il s'agit d'une amélioration significative et importante.

Ehoud Olmert, premier ministre israélien

Les quotidiens Washington Post et The New York Times révélaient déjà, samedi, que l'entente avec l'Arabie saoudite comprenait la livraison d'avions de chasse, de navires de guerre, de missiles air-air, ainsi que de la technologie pour des bombes guidées par satellite.

En outre, les deux quotidiens révélaient que la Maison-Blanche négocierait actuellement des ententes comparables avec cinq autres nations du Golfe Persique, soit les Émirats arabes unis, le Koweït, le Qatar, le Bahreïn et l'Oman.

Aussitôt ces nouvelles dépenses militaires confirmées par Washington, l'Iran a accusé les États-Unis de « propager la peur ». Condoleezza Rice a rejeté ces accusations. « L'Iran constitue le seul défi le plus important lancé aux intérêts américains dans la région et au projet de Proche-Orient que nous voulons », a-t-elle rétorqué.

Toutes les ententes devront être officialisées par le Congrès américain. On s'attend à ce que les membres des deux chambres, toutes deux à majorité démocrate, s'opposent à l'entente avec l'Arabie saoudite, puisque la participation de ce pays dans la guerre en Irak est jugée insuffisante.

Mme Rice et le secrétaire à la Défense, Robert Gates, ont entamé une tournée au Proche-Orient. Ils discuteront notamment de la question irakienne avec les leaders de l'Égypte et de l'Arabie saoudite.

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