•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le désastre continue, estime Pound

Radio-Canada

En entrevue au RDI, Richard Pound estime que « le désastre se poursuit » et qu'il est temps pour une grande réunion de tous les intervenants du monde du cyclisme.

Alexandre Vinokourov, Cristian Moreni, maintenant le maillot jaune Michael Rasmussen...

Le Tour de France se vide et les cas de dopage se multiplient à vitesse grand V.

En entrevue au RDI, mercredi, le président de l'Agence mondiale antidopage Richard Pound a estimé que « le désastre continuait ». Il a aussi reconnu que « les coureurs n'avaient apparemment pas tiré de leçons » du cas Floyd Landis, vainqueur en sursis du Tour de France 2006.

Pour faire face au problème, Pound songe maintenant à explorer d'autres voies que les contrôles antidopage proprement dits. Il croit que l'heure est venue d'organiser une réunion de tous les intervenants du monde du cyclisme.

« Le problème est plus grave que ça. Peut-être sera-t-il nécessaire pour l'AMA de convoquer une réunion avec tous les intéressés: les coureurs, les équipes, les médecins, l'Union internationale. Il faut voir si on peut trouver une vraie solution. »

La pression des équipes?

Selon Pound, les coupables du dopage ne sont pas les épreuves elles-mêmes, mais plutôt « un effort d'équipe » des médecins, des coureurs et des instructeurs. En revanche, il croit que le Tour de France, la plus prestigieuse épreuve cycliste au monde, doit être plus strict. La survie du sport en dépend.

« S'il y a un degré de cynisme qui existe, ça va devenir très sérieux pour tout le sport. S'il n'y pas de solutions, ils vont perdre leur sport. C'est possible que le cyclisme disparaisse. Plusieurs chaînes de télé et de journaux ont délaissé le Tour, des commanditaires quittent. C'est grave pour un sport professionnel. »

L'avenir du cyclisme aux Jeux olympiques a aussi été remis en doute, une proposition mise de l'avant par un membre européen du Comité international olympique. « Si les Européens pensent comme ça, ça peut être très mauvais pour le cyclisme. »

Les efforts antidopage ont depuis longtemps quitté uniquement les lieux de compétition pour gagner les bureaux de direction. Malgré tout, sur le terrain, le fléau existe toujours. Pound lance un avertissement: il n'hésitera pas à traquer les contrevenants.

« Les efforts (antidopage) sont connus et exposés des dizaines de fois. Je n'ai aucune idée comment les coureurs pensent s'en tirer. Les solutions scientifiques pour combattre existent. Il faut les appliquer strictement et avec des sujets ciblés. On sait où se trouvent les sujets à risque et il faut les tester plus souvent. »