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Accueil

  • Naît à Hartford, au Connecticut, le 9 juin 1954
  • Quitte les États-Unis pour s'installer en Nouvelle-Écosse avec sa famille en 1973
  • Participe à la fondation du premier parti écologiste du Canada, le Small Party, à l'occasion des élections fédérales de 1980
  • Est diplômée de la Faculté de droit de l'université Dalhousie en 1983
  • Entre 1982 et 1984, appuit un groupe de 17 plaignants dans un recours contre la Scott Paper pour son usage d'herbicides sur les forêts de la Nouvelle-Écosse
  • Travaille comme conseillère principale en environnement auprès du ministre fédéral de l'Environnement Tom McMillan, sous le gouvernement conservateur de Brian Mulroney, de 1986 à 1988
  • Est représentante nationale puis directrice exécutive du Sierra Club du Canada, de 1989 à juin 2006
  • Est élue à la tête du Parti vert le 26 août 2006
  • En avril 2007, conclut une entente avec le chef du Parti libéral, Stéphane Dion, selon laquelle, à la prochaine élection, les libéraux ne présenteront pas de candidat dans la circonscription néo-écossaise de Nova-Centre, où Mme May briguera les suffrages, et le Parti vert fera de même dans la circonscription de Saint-Laurent-Cartierville, représentée par M Dion.

Une enfant de la contre-culture

Née en 1954 au Connecticut, d'un père britannique et d'une mère artiste américaine, Elizabeth May grandit à la campagne dans un milieu aisé aux valeurs libérales.

Dans sa jeunesse, sa mère, ardente pacifiste, est en quelque sorte celle qui sème le germe du militantisme dans son esprit.

Tôt active au sein de SANE, une organisation vouée au désarmement nucléaire, Stephanie Middleton May s'implique au début des années 1970 dans le camp démocrate pour faire élire à la présidence le sénateur George Mc Govern.

Partisan d'un retrait unilatéral du Vietnam et de l'amnistie pour tous les draft dodgers, ces jeunes Américains ayant refusé de répondre à l'appel de l'armée, George Mc Govern subit une défaite retentissante aux mains du républicain Richard Nixon. Cet épisode est cependant pour la famille May l'occasion de se lier d'amitié avec un militant démocrate voué à un grand avenir : Bill Clinton.

Un an plus tard, la famille, opposée plus que jamais à l'aventure vietnamienne de la Maison-Blanche, quitte le Connecticut pour s'installer en Nouvelle-Écosse, sur l'île du Cap Breton.

Elle y ouvre un petit commerce composé d'un restaurant et d'une boutique, qui connaît rapidement des difficultés financières. Elizabeth May est alors contrainte d'interrompre des études universitaires à peine entamées pour travailler au sein de l'entreprise familiale. Ce coup du sort n'en est pas moins propice à l'éveil de sa passion pour le militantisme écologiste.

Entre 1975 et 1980, elle se fait connaître pour le leadership qu'elle déploie au sein du Cape Breton Landowners Againts the Spray, un regroupement de résidents de la région opposé à l'épandage par l'industrie forestière d'insecticides pour lutter contre la tordeuse des bourgeons.

À l'occasion des élections fédérales de 1980, elle participe à la mise sur pied du Small Party l'ancêtre du Parti vert, pour pallier l'absence de discours environnementaux chez les différentes formations politiques existantes. Le Small Party, un nom inspiré du livre Small is Beautifull de E.F. Schumacher, présente seize candidats, dont Elizabeth May, qui sont tous défaits.

Son entrée, peu après, à la Faculté de droit de l'université de Dalhousie, loin de l‘éloigner du militantisme, lui fournit des moyens supplémentaires pour défendre ses convictions.

En 1982, elle s'engage dans une audacieuse campagne pour faire interdire l'usage par la papetière Scott Paper d'herbicides, incluant l'agent orange. Un groupe de 17 plaignants, auxquels elle dispense des conseils juridiques, obtient rapidement une injonction temporaire contre leur épandage sur les forêts de la Nouvelle-Écosse.

La cour tranche finalement, en 1984, en faveur de la papetière. L'action n'a pas cependant été vaine puisque, entre temps, les États-Unis auront interdit l'exportation de l'agent orange au-delà de leurs frontières. La famille May est pour sa part contrainte de vendre une partie importante de sa propriété pour payer les frais de justice des plaignants.

Dans une entrevue à la CBC réalisée en septembre dernier, Elizabeth May confie que cette perte a été, au plan personnel, le plus dur coup jamais encaissé.

« À l'examen de ses antécédents, rien n'annonçait que Brian Mulroney deviendrait en la matière le meilleur premier ministre de l'histoire »
Sur le bilan environnemental de l'ancien premier ministre conservateur. Revue Options politiques,
mars-avril 2005

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