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Le côté sombre du miracle chinois

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après plusieurs scandales qui font douter de la qualité de la production industrielle chinoise, Pékin lance un vaste programme d'inspection des produits fabriqués en Chine afin de rassurer les exportateurs.

Le miracle industriel chinois, alors que le pays tout entier semble s'être lancé dans une vaste course à la production, commence lentement à dévoiler l'un de ses côtés les plus sombres.

De nombreux scandales quant à la qualité globale de la production industrielle chinoise éclatent chaque semaine, les médias chinois et leurs vis-à-vis occidentaux dévoilant un peu plus chaque fois l'autre visage d'un système morcelé qui opère sans véritable contrôle gouvernemental.

Ces derniers mois seulement ont éclaté des scandales autour de dentifrices et de sirops contre la toux contenant de l'antigel, de nourriture pour animaux domestiques empoisonnée à la mélamine, ou encore de jouets contaminés au plomb.

C'est d'ailleurs pour tenter de reprendre le contrôle sur une véritable galaxie de micro-entreprises que le gouvernement chinois a promis, voilà quelques jours, de durcir les normes pour les produits alimentaires et pharmaceutiques.

Le premier coup de semonce en direction de cette industrie indisciplinée, responsable des pires scandales, a été tiré la semaine dernière, avec l'exécution du ministre responsable de l'inspection des aliments et des produits pharmaceutiques. La justice chinoise accusait l'homme d'avoir autorisé la mise en marché de médicaments en échange de pots-de-vin.

La radio de Radio-Canada a préparé une série de reportages sur les ratés du label « Made in China ».

Les produits chinois impropres à la consommation se mutiplient au Canada, rapporte Daniel Raunet.

Comme le rapporte Éric Meyer, la Chine a lancé une vaste opération d'inspection alimentaire.

Daniel Raunet nous dit que l'Union européenne se plaint aussi du même problème.

Récemment, l'agence de presse officielle Chine nouvelle rapportait les conclusions d'une enquête de l'Administration pour l'inspection, la quarantaine et le contrôle de la qualité, selon laquelle plus de 80 % de 7000 produits d'usages courants fabriqués en Chine sont conformes aux normes de qualité.

Il n'en demeure pas moins que 20 % des produits testés demeurent non conformes et que chez les petites et moyennes entreprises, le taux de non-conformité atteint 27 %. Cette donnée est particulièrement préoccupante si l'on considère que sur les centaines de milliers d'entreprises agroalimentaires chinoises plus des trois quarts sont des PME.

Après la découverte, au cours des seuls cinq premiers mois de l'année, de 23 000 produits alimentaires non conformes, Pékin a l'intention de fermer d'ici quelques années la plupart des entreprises agroalimentaires de petite taille et ne répondant pas aux normes.

Toutefois, pendant que Pékin tente de fouetter ses industriels pour redorer le blason de ses exportations, vitales à son développement économique, plusieurs responsables chinois s'en prennent aux médias occidentaux.

« Les problèmes de plusieurs produits individuels ne doivent pas être généralisés à la qualité globale des exportations chinoises », a ainsi expliqué un porte-parole du ministère chinois du Commerce.

Qu'à cela ne tienne, comme l'explique le politologue André Laliberté, spécialiste de la Chine à l'UQAM, « si les Chinois veulent continuer sur leur croissance économique tirée des exportations, ils n'auront vraiment pas le choix que d'améliorer la qualité de leurs produits ».

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