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Un service critiqué

Radio-Canada

Des usagers du Transport adapté du Québec métro se plaignent du manque de flexibilité en ce qui concerne le nombre de bagages permis dans les véhicules

Des usagers du Transport adapté du Québec métro (TAQM) se plaignent du manque de flexibilité du service. Les personnes handicapées ne peuvent apporter dans l'autobus plus de bagages que ce qu'elles peuvent tenir sur elles.

Or, cette restriction cause des inconvénients. Jérôme Gosselin, atteint dystrophie musculaire, a besoin de rampes pour se déplacer. Or, le Transport adapté ne lui permet plus de les emporter avec lui. Une situation qu'il juge inacceptable. « Être obligé de payer quelqu'un ou un taxi pour venir chercher nos sacs ou venir chercher nos affaires, c'est un peu ridicule », dit-il.

Le règlement existe depuis plusieurs années, mais semble être appliqué maintenant avec plus de rigueur.

« Dans la même journée, il y a eu deux personnes qui ont été obligées de laisser leur valise à la gare parce que le transport n'a pas voulu les embarquer. C'était une valise, c'était pas dix valises », poursuit M. Gosselin.

Le directeur du service, Jacques Demers, affirme qu'il s'agit d'exceptions et qu'en général, ses chauffeurs sont accommodants. Mais dans le cas des rampes, Jacques Demers est catégorique. « Le transport adapté, c'est un service de transport de porte accessible à porte accessible. Nos véhicules sont accessibles, mais on ne peut pas prendre la responsabilité de l'accessibilité des lieux privés ou publics qui ne le sont pas », dit-il.

Le directeur du Regroupement des organismes de personnes handicapées de la région 03, Olivier Collomb d'Eyrames, affirme qu'il s'agit de discrimination. Il invite les usagers à porter plainte au Réseau de transport de la capitale.