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Charest rencontre Sarkozy

Radio-Canada

Le premier ministre du Québec entame sa visite de six jours en Europe en rencontrant à Paris le président français Nicolas Sarkozy et son premier ministre François Fillon.

Le premier ministre du Québec, Jean Charest, a été reçu vendredi matin, à Paris, par le président français Nicolas Sarkozy.

À l'issue de la rencontre, Jean Charest a vanté « l'énergie et la détermination » du nouveau chef de l'État français. « Il dit les choses clairement. Il est très dynamique, très franc. Notre relation part bien. Le courant passe », a-t-il ajouté.

Les deux hommes ont discuté du sommet de la Francophonie de 2008, des fêtes du 400e anniversaire de Québec, mais aussi d'un projet d'accord de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne.

Jean Charest compte sur l'appui du président français pour son projet, surtout que ce dernier va présider l'Union européenne l'an prochain. Le premier ministre a assuré à la France que les marchés seraient ouverts.

L'an dernier, Nicolas Sarkozy avait critiqué le Québec dans l'octroi à Bombardier d'un contrat sans soumission pour l'entretien des wagons du métro de Montréal.

Lors du dernier salon du Bourget, Sarkozy s'était plaint du protectionnisme québécois. « Si le Canada ne nous achète pas de métros, avait-il demandé, pourquoi lui en achèterions-nous? »

Le premier ministre du Québec a répliqué qu'il fallait dorénavant se tourner vers l'avenir. « C'est l'occasion maintenant de regarder en avant, dans le contexte où cette affaire a dérangé les autorités françaises, a été un irritant. Dans la négociation d'un accord transatlantique entre le Canada et l'Union européenne, j'ai dit au président Sarkozy que les marchés publics allaient être inclus dans la négociation », a-t-il déclaré.

Jean Charest avait lancé le projet d'un accord transatlantique en janvier dernier au Forum économique mondial de Davos. Le gouvernement fédéral et l'Union européenne avaient alors décidé d'étudier la question. Si jamais un tel accord devait voir le jour, il ouvrirait la porte à un marché de 450 millions d'habitants.

Entre-temps, M. Charest a proposé une nouvelle entente France-Québec pour favoriser la mobilité de la main-d'oeuvre. Selon lui, on peut créer un groupe de travail pour établir une entente globale sur la reconnaissance des compétences et favoriser la mobilité de la main-d'oeuvre et l'immigration. « On n'a pas besoin d'un accord pour commencer à discuter de ces choses-là », a-t-il dit.

Jean Charest a également eu des discussions avec son homologue français François Fillon à l'Hôtel Matignon. Il a confirmé que le premier ministre Fillon se rendra au Québec en juillet 2008.

Après une fin de semaine sans activité officielle, le premier ministre québécois aura des entretiens, lundi, avec la candidate socialiste défaite à l'élection présidentielle, Ségolène Royal, et avec le ministre des Affaires étrangères, Bernard Koucher. Il s'envolera pour Munich mardi, pour un court séjour de 48 heures.

Charest recevra l'Ordre du mérite de Bavière

À Munich, le premier ministre recevra l'Ordre du mérite de Bavière, la plus haute distinction attribuée par l'État libre de Bavière.

Il aura aussi des rencontres politiques et économiques avec le vice-ministre-président de Bavière et ministre de l'Intérieur, Günther Beckstein, la ministre d'État des Affaires fédérales et européennes, Emilia Müller, et le président de la Patronale de la Bavière, Randolf Rodenstock.

Ses discussions devraient surtout porter sur l'appui de la Bavière au projet de partenariat économique entre le Canada et l'Union européenne.