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La clémence de Bush

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Lewis Libby, ancien bras droit du vice-président Dick Cheney, jugé coupable dans l'affaire Valerie Plame, est partiellement gracié par le président américain et n'ira pas derrière les barreaux.

Lewis Libby, ancien bras droit du vice-président américain Dick Cheney, n'ira pas en prison.

Le président George W. Bush a partiellement gracié l'homme, qui avait été condamné à une peine de 30 mois de prison, jugeant sa peine « excessive ». M. Libby devra toutefois payer les amendes qui lui ont été imposées, soit 250 000 $.

Lewis « Scooter » Libby avait été reconnu coupable de parjures et d'obstruction à la justice dans une enquête visant à déterminer comment les médias avaient identifié l'agente secrète américaine Valerie Plame, un crime fédéral aux États-Unis.

Plus tôt lundi, la Cour d'appel fédérale avait refusé de suspendre l'application de sa peine de prison. La seule échappatoire qui restait à M. Libby était la grâce présidentielle, qu'il vient d'obtenir.

L'affaire Valerie Plame

L'affaire remonte à juillet 2003. Un diplomate, Joseph Wilson, accuse le gouvernement Bush d'avoir menti en affirmant que l'ex-président irakien Saddam Hussein a tenté d'acheter de l'uranium au Niger, l'un des principaux arguments avancés pour justifier l'invasion de mars 2003. Le chroniqueur Robert Novak révèle alors que l'épouse de M. Wilson, Valerie Plame, est une agente de la CIA. Le procureur Patrick Fitzgerald est alors chargé de débusquer l'auteur de la fuite.

Son enquête a montré que l'identité de Mme Plame avait circulé entre des responsables de la Maison-Blanche et des journalistes avant de devenir publique.

Judith Miller, journaliste au New York Times, avait accepté - après avoir passé trois mois en prison parce qu'elle refusait de dévoiler ses sources - de révéler que Lewis Libby, directeur de cabinet de Dick Cheney, lui avait fourni des informations sur Valerie Plame.

Au cours de l'enquête, M. Libby avait expliqué sous serment avoir été surpris d'apprendre l'identité de Valerie Plame, le 10 juillet 2003, alors que selon l'accusation, il en avait discuté avec au moins 9 personnes tout au long du mois précédent.

M. Libby a été la seule personne à être jugée coupable dans cette affaire, pour avoir fourni aux enquêteurs un récit inexact de ses conversations avec trois journalistes.

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