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Ottawa dit avoir entendu le message

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement Harper affirme qu'il va poursuivre le dialogue avec les autochtones pour améliorer leurs conditions de vie. De leur côté, Stéphane Dion et Jack Layton exhortent le premier ministre à présenter ses excuses pour les torts subis par les autochtones dans le passé.

Le gouvernement conservateur de Stephen Harper dit avoir entendu le message lancé par les autochtones du pays, vendredi, lors de leur journée nationale de protestation.

C'est ce qu'a affirmé le ministre des Affaires indiennes du Canada, Jim Prentice, lors d'un point de presse pour faire le bilan de la journée. M. Prentice s'est dit particulièrement sensible aux questions des revendications territoriales des autochtones, des logements et de l'éducation dans les communautés.

Selon lui, les frustrations des autochtones sont tout à fait justifiables face aux torts qu'ils ont subis depuis « bien trop longtemps ». M. Prentice a poursuivi en disant que son gouvernement allait continuer les négociations avec les autochtones pour réparer les erreurs commises et aider à améliorer leurs conditions de vie.

Il a ensuite rappelé les mesures prises récemment par son gouvernement en ce sens, notamment la création d'un tribunal indépendant pour traiter les revendications territoriales des autochtones. Il a cependant reconnu qu'il restait encore beaucoup de travail à faire.

Le ministre s'est aussi dit satisfait du calme relatif dans lequel s'est déroulée cette journée de sensibilisation. Il a qualifié les actions menées vendredi de pacifiques et respectueuses, malgré les quelques incidents survenus.

Le PLC et le NPD veulent des excuses du premier ministre

Plus tôt dans la journée, les chefs du Parti libéral du Canada (PLC), Stéphane Dion, et du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jack Layton, ont participé à la journée de protestation. Aux côtés du chef autochtone Phil Fontaine, ils ont pris part à une grande marche de sensibilisation, à Ottawa.

En entrevue au Réseau de l'information (RDI), Stéphane Dion a dénoncé toutes les injustices subies par les autochtones dans l'histoire. Mais il a ensuite tenu à rappeler qu'il n'y avait pas que des échecs dans les communautés autochtones. « Il y a des communautés qui réussissent, il y a des individus qui réussissent, comme Mme Watt-Cloutier [NDRL: une militante inuite récemment décorée par l'ONU] », a dit M. Dion.

Selon lui, il y a donc de l'espoir et il faut bâtir là-dessus. Il a mentionné l'accord de Kelowna, signé par l'ancien gouvernement libéral, mais resté lettre morte depuis l'arrivée au pouvoir des conservateurs.

Le chef libéral a ensuite indiqué que le gouvernement devra s'excuser pour toutes les injustices subies par les autochtones afin de favoriser le processus de réconciliation et « bâtir le futur ». Il a ensuite plaidé pour des investissements majeurs dans l'éducation pour aider les jeunes autochtones à prendre leur place dans la société et dans le monde du travail.

Le chef du NPD, Jack Layton, a abondé dans le même sens que M. Dion. Également en entrevue au RDI, il a déploré « les nombreuses promesses brisées par les gouvernements canadiens depuis des années » pour aider les autochtones. Il a ensuite lancé la balle au gouvernement actuel pour améliorer les choses.

On a des surplus extraordinaires, des profits dans les entreprises. Ce n'est pas un manque d'argent, c'est une question de volonté politique.

Une citation de :Jack Layton

Comme M. Dion, il a ensuite indiqué que toute réconciliation passerait d'abord par des excuses officielles du premier ministre dans le dossier des pensionnats autochtones. Il a encsuite rappelé l'importante d'investir dans l'éducation pour aider les communautés autochtones.

M. Layton a finalement salué l'attitude des autochtones jusqu'à maintenant dans cette journée de protestation, malgré les quelques incidents survenus. Selon lui, le message de paix et d'espoir lancé par les autochtones dépasse de loin les quelques éléments négatifs qui ont marqué la journée.

De son côté, le premier ministre du Québec, Jean Charest, a rappelé le droit des autochtones à manifester et faire part de leurs revendications, tout en soulignant que cela devait se faire dans le respect des autres et des lois. Il a ensuite indiqué qu'au Québec, le dialogue était bien entamé entre le gouvernement et les communautés autochtones de la province.

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