•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une section « Ultras » au stade Saputo?

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Joey Saputo songe à installer une section dédiée aux Ultras Montréal au futur stade Saputo, mais le groupe doit respecter certaines conditions.

Cette bande hystérique, que l'on voit chaque match avec des banderoles, des tambours et des fumigènes, ce sont les Ultras Montréal. Ce sont les partisans les plus bruyants de l'Impact de Montréal.

Toutefois, leur histoire est presque shakespearienne. Autant les Ultras aiment l'Impact, autant la direction de l'équipe se méfie d'eux. Mais d'abord, essayons de connaître les Ultras.

« Le groupe Ultras Montréal fête ses 5 ans cette année, explique Daniel, l'un des fondateurs, à Radio-Canada Sports. Ça a été fondé en 2002 en même temps que l'Impact a relancé son équipe. C'est un groupe de supporteurs actifs. On vient à l'Impact pas seulement pour s'asseoir et passer une soirée en famille, mais pour activement supporter les joueurs, supporter le club. On fait le 12e homme. »

Les Ultras, c'est un noyau de 20 partisans purs et durs, mais ils peuvent être jusqu'à 100 pour certains matchs. Et le mélange des nationalités, notamment Canadiens, Français, Marocains, Italiens et Portugais, donne vraiment une couleur particulière à leurs célébrations.

Justement, les Ultras sont passés maîtres dans l'art d'encourager l'Impact et de rire de leurs adversaires (et de l'arbitre). Mais leurs célébrations ne se font pas toujours sans heurts...

Saputo pas trop sûr...

Il faut dire qu'on s'expose à la critique en utilisant des fumigènes et une panoplie de mots orduriers. Les Ultras se défendent en disant que personne n'est blessé et que ça fait une belle ambiance. Mais disons que le président de l'Impact Joey Saputo émet des réserves.

« Il faut faire la différence entre les partisans qui aiment le soccer et les partisans, comme les Ultras, qui sont... je ne veux pas dire des hooligans, mais il faut faire attention. C'est vrai qu'on a une grande base de fans qui sont des familles. Des fois, ça ne se mélange pas très bien avec les Ultras. On aime avoir les Ultras, car ils amènent l'ambiance au stade, mais en même temps il faut faire attention. »

Une des façons de contrôler leurs ardeurs, ça ne serait pas de les mettre tous au même endroit, dans une section spécifique du futur stade Saputo? On s'est penché sur l'idée et les négociations sont déjà enclenchées.

Une question d'abonnements

« On espère qu'au stade Saputo, on va s'entendre pour trouver un endroit où tous les supporters actifs qui veulent être debout et chanter et qui sont passionnés de leur équipe vont pouvoir se mettre ensemble, avec des billets de saison », a expliqué le fondateur des Ultras.

Mais justement, les abonnements, c'est la source du conflit.

Même si ça peut surprendre à l'écouter parler des Ultras, Saputo n'a rien contre l'idée qu'ils aient une section à eux. Mais il demande trois choses: les Ultras doivent respecter les consignes de sécurité, écrire des banderoles en français et sans langage ordurier, et enfin, acheter un nombre minimum d'abonnements.

« On leur a offert un certain nombre de billets pour chaque match et ils doivent nous garantir la vente de ces billets. Ils ne voulaient pas les garantir. Nous, on est prêts à travailler avec eux, mais ils doivent nous donner un minimum de billets qu'ils pensent vendre et ça devient leur section. Nous, on n'a pas de problème avec ça. »

Joey Saputo estime qu'il faudrait aussi peu qu'une cinquantaine de billets pour parler de « marché conclu ». Une histoire à suivre...

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.