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Plus de décès que de naissances

Radio-Canada

Le nombre de décès surpasse celui des naissances dans les quatre provinces de l'Atlantique, mais deux d'entre elles connaissent quand même une croissance de la population.

Pour la première fois en Atlantique, le nombre de décès dépasse celui des naissances, et ce, dans les quatre provinces de la région. Malgré tout, le Nouveau-Brunswick et l'Île-du-Prince-Édouard ont été en mesure d'accroître leur population grâce à l'immigration et à la migration interprovinciale.

Depuis 2006, le vieillissement de la population frappe de plein fouet Terre-Neuve-et-Labrador. De nombreuses familles sont parties dans l'Ouest canadien, faute de travail dans leur province. Par conséquent, on y compte plus de décès que de naissances.

Le premier trimestre de 2007 révèle que le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et l'Île-du-Prince-Édouard connaissent maintenant le même problème. La morgue se remplit plus rapidement que la pouponnière.

« Tant que l'économie des provinces de l'Atlantique ne sera pas un peu plus rose, évidemment, il faut s'attendre à voir les gens les quitter », explique le responsable des données démographiques à Statistique Canada, Hubert Denis.

D'autres régions du pays connaissent d'autres défis. Au Québec, par exemple, le taux de natalité continue de dépasser la moyenne nationale, mais il est neutralisé par un déficit migratoire.

« Depuis peut-être six mois, les six derniers mois, le nombre de personnes qui quittent la province a beaucoup augmenté, et ça, c'est surtout vers l'Alberta », précise Hubert Denis.

L'effet d'attraction de l'Alberta commence à s'essouffler, selon les données de Statistique Canada. Par exemple, la Saskatchewan note le retour de certains travailleurs qui étaient partis gagner leur vie dans la province voisine.