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Une journée calme, mais un message fort

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Journée nationale de protestation des autochtones s'est déroulée pour l'essentiel dans le calme, d'un océan à l'autre. Via Rail a repris ses liaisons entre Montréal, Toronto et Ottawa, après la levée d'une barricade mohawk en Ontario.

La Journée nationale de protestation des autochtones, qui se tenait vendredi à travers tout le Canada, s'est déroulée dans le calme de manière générale, malgré certains incidents.

Une entente entre un groupe de Mohawks et la police provinciale de l'Ontario a permis la reprise de la circulation sur l'autoroute 401 en mi-journée. Les policiers avaient bloqué plus tôt un tronçon de la 401, entre Belleville et Napanee, de crainte que les Mohawks ayant établi un barrage sur une route secondaire n'étendent leur champ d'action.

Les autochtones ont cependant maintenu jusqu'à la fin de la journée le barrage mis en place sur la County Road 2, à proximité de la ville de Deseronto, à l'ouest de Kingston. Un autobus avait aussi été mis en travers d'une voie ferrée qui croise cette même route.

Un mandat d'arrêt a été lancé à l'encontre de Shawn Brant, du territoire mohawk de Tyendinaga, considéré par la police provinciale comme l'instigateur de ce mouvement.

Via Rail a repris samedi les liaisons annulées la veille entre Montréal-Ottawa-Toronto et Montréal-Cornwall-Oshawa.

Tous solidaires

À Ottawa, des centaines de personnes ont pris part à une grande marche pacifiste menée par le chef de l'Assemblée des Premières Nations, Phil Fontaine, dans les rues de la ville. Les chefs du Parti libéral du Canada, Stéphane Dion, et du Nouveau Parti démocratique, Jack Layton, étaient du nombre.

Nous voulons que notre peuple soit traité avec dignité et respect. Nous réclamons ce à quoi ont droit tous les Canadiens: l'eau potable, des logements décents, l'éducation et des soins de santé.

Une citation de :Le chef de l'Assemblée des Premières Nations, Phil Fontaine

Au Québec, une manifestation pacifiste similaire a eu lieu à Montréal, mais les participants étaient moins nombreux. Par contre, des Mohawks ont bloqué le pont Honoré-Mercier le temps de laisser des manifestants le traverser à pied.

Plus tôt en matinée, un petit groupe de protestataires a bloqué une portion de l'autoroute 30, déviant la circulation vers la réserve de Kahnawake, afin de distribuer des tracts.

En Haute-Mauricie, quelques membres de la communauté atikamekw de Wemotaci ont dressé un barrage symbolique sur la voie ferrée du Canadien national, pendant que leurs confrères manifestaient à Ottawa.

Dans l'est du pays, des autochtones ont brandi des grandes bannières sur le bord de la route transcanadienne, à la frontière du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse. Le trafic automobile a été ralenti.

Attirer l'attention sur la pauvreté des autochtones

Décrétée par l'Assemblée des Premières Nations, la journée de protestation nationale vise à attirer l'attention sur la pauvreté des autochtones et sur leurs revendications territoriales non résolues.

Lors d'une conférence de presse, Phil Fontaine a dit souhaiter qu'elle soit l'occasion de dialogue avec le reste de la population canadienne sur les enjeux de pauvreté, de santé et d'éducation dans les réserves du pays.

Phil Fontaine a parlé de sensibiliser les gens tout en évitant les dérapages. Selon lui, il est important que les chefs autochtones montrent qu'ils représentent leurs communautés en faisant de l'événement de vendredi un succès.

De son côté, le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, a fait une mise en garde contre toute tentative de dresser des barrages ou de commettre des actes de désobéissance civile, par crainte d'une escalade.

Nous ne voulons pas détruire des ponts, mais plutôt en construire.

Une citation de :Ghislain Picard, chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador

Les coups d'éclat nuisent à la cause

Selon un sondage SOM-La Presse réalisé auprès de 1006 Québécois, 63 % des répondants estiment que les moyens de pression utilisés par les activistes nuisent à la cause autochtone ou n'ont aucun impact sur les gouvernements. Seulement 17 % des répondants croient que ces actions ont un impact positif.

Le sondage SOM-La Presse a été réalisé entre le 6 et le 18 juin 2007. Sa marge d'erreur est de 4,2 points, 19 fois sur 20.

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