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Les autochtones du Québec font bande à part

Radio-Canada

Les chefs autochtones du Québec ne participeront pas à la journée de protestation contre la pauvreté organisée par l'Assemblée des Premières Nations, vendredi, par crainte d'une escalade.

L'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador ne souhaite pas participer à la journée de protestation contre la pauvreté organisée par son pendant canadien, l'Assemblée des Premières Nations.

Son chef, Ghislain Picard, a fait une demande en ce sens auprès des chefs autochtones du Québec, la semaine dernière.

L'Assemblée des Premières Nations organise une journée d'action le 29 juin pour attirer l'attention sur la pauvreté des autochtones et sur les revendications territoriales non résolues.

Bien que la grande majorité des chefs nationaux et régionaux du pays ont appelé leurs communautés à manifester pacifiquement, certains groupes ont annoncé leur intention de bloquer des routes et des voies ferrées. Via Rail a pris la menace au sérieux, et a averti ses passagers de la possibilité de délais dans les départs et les arrivées des trains.

Au Québec, Ghislain Picard a fait une mise en garde contre toute tentative de dresser des barrages ou de commettre des actes de désobéissance civile par crainte d'une escalade. « Nous ne voulons pas détruire des ponts, mais plutôt en construire », a-t-il affirmé.

Selon le chef Stephen McGregor, de la communauté algonquine Kitigan Zibi, près de Maniwaki, les autochtones du Québec ont appris lors de la crise d'Oka qu'un simple conflit pouvait se transformer en une grande confrontation. M. McGregor soutient que les chefs ont depuis changé d'approche et croient en la négociation.

L'appel de Paul Martin

L'ancien premier ministre fédéral Paul Martin a dit souhaiter que la journée de protestation se déroule dans le calme, affirmant que des gestes d'éclat nuiraient à la cause des autochtones. Selon lui, les Canadiens appuieront les autochtones s'ils comprennent « à quel point il y a discrimination au point de vue [de la] santé et [de] l'éducation ».

M. Martin a par ailleurs laissé entendre que les tensions avec les autochtones auraient été moins vives si le gouvernement conservateur avait respecté l'accord de Kelowna. Cette entente fédérale-provinciale, conclue à l'automne 2005, proposait d'investir 5 milliards de dollars en cinq ans pour combler les besoins des autochtones en matière de santé et d'éducation et pour leur développement économique.

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