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Le Venezuela consolide son emprise

Radio-Canada

Mission accomplie pour le président Hugo Chavez, qui parachève la nationalisation du pétrole de la riche région de l'Orénoque avec la conclusion d'un accord avec quatre multinationales.

Le Venezuela a parachevé mardi la nationalisation de sa riche région pétrolière de l'Orénoque en obtenant de plusieurs multinationales qu'elles lui cèdent le contrôle de co-entreprises.

Les pétrolières Total, de France, Statoil, de Norvège, Chevron, des États-Unis, et BP, de Grande-Bretagne, ont accepté que la part de la compagnie nationale vénézuélienne, Petroleos de Venezuela (PDVSA), dans les co-entreprises pétrolières de l'Orénoque soit relevée en moyenne de 39 % à 78 %.

En revanche, aucun accord n'a pu être trouvé avec les deux pétrolières américaines ConocoPhillips et ExxonMobil, qui ont préféré se retirer purement et simplement de l'Orénoque.

Caracas avait fixé au 26 juin la date limite pour parvenir à un accord, faute de quoi il menaçait d'une expropriation totale pour pouvoir exploiter le brut extra lourd de cette région.

Le président du Venezuela, Hugo Chavez, s'est engagé à indemniser les multinationales pour la cession partielle de leurs titres, mais sur la base de la valeur comptable, et non celle du marché.

Pour le gouvernement vénézuélien, la région de l'Orénoque est stratégique parce qu'extrêmement riche en pétrole, avec des réserves estimées à 270 milliards de dollars. Caracas a entrepris la certification de ces réserves avec l'aide de firmes issues de pays émergents ou « amis » comme la Chine. Une fois démontrées, ces réserves propulseraient le Venezuela au premier rang mondial pétrolier, devant l'Arabie saoudite.

Le président Hugo Chavez, considéré comme la bête noire des États-Unis, poursuit une politique active de nationalisation qui a déjà touché les secteurs des télécommunications et de l'électricité.