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Pauline Marois: c'est officiel

Radio-Canada

L'ex ministre et militante de longue date devient la septième chef du PQ, personne d'autre n'ayant déposé de bulletin de candidature avant l'heure limite.

Pauline Marois devient officiellement la septième chef du Parti québécois et la première femme à occuper ce poste. Elle a été la seule à briguer la direction du deuxième groupe d'opposition. Elle sera couronnée mercredi soir lors d'un grand rassemblement partisan à Québec.

Le 18 juin dernier, Mme Marois a déposé son bulletin de candidature à la permanence du parti, à Montréal. Elle avait récolté 7097 signatures de membres, bien plus que les 1500 exigées par le règlement du PQ.

La nouvelle chef du parti a indiqué qu'elle rencontrera le caucus du parti et l'exécutif dès jeudi matin.

Mme Marois a l'intention de mettre le parti en « mode écoute » de ses membres et de la population québécoise. Elle entend aussi engager une réflexion sur le programme et les orientations du parti.

Deux axes seront la base de cette réflexion:

  • repenser la social-démocratie;
  • mettre de côté la question référendaire et débattre du projet de pays.

    « En septembre, de nouvelles propositions seront débattues au sein du parti », a-t-elle promis.

    Pauline Marois souhaite en outre un rapprochement avec Québec solidaire et même certains adéquistes « égarés » du PQ.

    Le premier ministre du Québec, Jean Charest, a souligné l'arrivée de Pauline Marois à la tête du PQ en lui souhaitant bonne chance et en disant avoir beaucoup de respect pour elle. Selon lui, elle doit siéger à l'Assemblée nationale le plus rapidement possible. Il a toutefois ajouté avec ironie qu'à son avis, si le PQ change souvent de chef, le parti, lui, ne change pas.

    Par ailleurs, Mme Marois a indiqué qu'elle a proposé à l'ex-chef du PQ, André Boisclair, de faire partie de son équipe. Questionnée sur l'éventualité de se présenter dans la circonscription d'André Boisclair, Pointe-aux-Trembles, Mme Marois est restée vague, se contentant de dire que rien n'était exclu. Tout aussi vagues sont les intentions de M. Boisclair, qui n'a pas remis les pieds à l'Assemblée nationale depuis sa démission, le 8 mai dernier. Pauline Marois a toutefois tenu à préciser qu'elle n'a jamais demandé à l'ancien chef de lui céder son siège.

    Désaffection au PQ

    En entrevue au Téléjournal, Mme Marois a reconnu qu'il y a une désaffectation à l'intérieur du Parti québécois, pour expliquer en partie la performance du parti lors des dernières élections générales. Quant à savoir si elle aurait pu éviter la déconfiture du PQ, le 26 mars dernier, elle a répondu qu'elle aurait fait probablement différemment. Elle estime cependant que le parti aurait quand même subi la défaite, car le PQ, selon elle, n'a pas entendu le message de la population, notamment notamment au sujet de la « mécanique référendaire ».

    Selon Pauline Marois, il ne s'agit pas maintenant de rejeter le projet souverainiste. « Un pays, ça se bâtit sur la confiance et la fierté. Il y a un « vouloir-vivre ensemble collectif qu'il faut remettre à l'ordre du jour », a-t-elle conclu.

    La course à la direction du Parti québécois a été lancée à la suite de la démission de M. Boisclair. François Gendron a assuré l'intérim à la tête parti.

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