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Un tollé général

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le projet de la société américaine Bilcon, qui entend construire une carrière de basalte et un terminal maritime à White Point, sème la controverse en Nouvelle-Écosse.

Des naturalistes, des environnementalistes et des amis de la nature sont venus appuyer les citoyens de Digby Neck opposés au projet de la société Bilcon of Nova Scotia Corporation.

L'entreprise américaine a l'intention de construire et d'exploiter un complexe regroupant une carrière de basalte, des installations de traitement et un terminal maritime à White Point, dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse.

Selon les protestataires, les activités de Bilcon constituent une menace pour l'environnement, l'économie et la santé des habitants de ce secteur. Ces arguments ont été entendus par la Commission d'examen conjoint, cette fin de semaine, à Digby.

Aux dires des environnementalistes, ce projet irait à l'encontre des principes mêmes du développement durable, car la province ne tirera aucun avantage économique de cette ressource naturelle alors que la santé des habitants ainsi que les patrimoines culturel et écologique seront menacés.

Ils citent l'exemple du dynamitage quotidien qui, pendant la durée du projet, soit 50 ans, pourrait nuire aux deux piliers de l'économie locale: l'industrie de la pêche et l'écotourisme. Les vibrations sous-marines générées par cette activité risquent, disent-ils, de faire fuir les baleines et les oiseaux.

Les pêcheurs de la région, quant à eux, fulminent, car Bilcon prévoit qu'ils retireront leurs engins de pêche pour céder le passage aux barges. Or, selon le pêcheur Kevin Gidney, la compagnie fait erreur. Il ajoute que les vents imprévisibles, qui soufflent parfois jusqu'à 110 km/h, risquent de provoquer un déversement pétrolier.

Les artistes acadiens ont également fait part de leurs inquiétudes. L'artiste-peintre Nora Robicheau ne voit pas ce projet d'un bon oeil. « Je ne vois absolument rien de bon, on ne sait pas combien d'emplois ça va créer, mais on sait que ça va en enlever. Tout est lié: les écosystèmes, les emplois, l'art », a-t-elle déclaré.

Au-delà de ces préoccupations, c'est l'arrivée d'une compagnie américaine en terre néo-écossaise qui effraie le plus les résidants. Ces derniers craignent que d'autres entreprises semblables soient tentées de s'établir en Nouvelle-Écosse et qu'une trop grande tolérance ouvre la porte à tous les abus.

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