•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Québec s'apprête à légiférer

Radio-Canada

Radio-Canada a appris que le projet de loi qui sera déposé vendredi à l'Assemblée nationale imposera l'entreposage des armes semi-automatiques. On demandera aussi aux clubs de tir de dénoncer les comportements suspects de leurs membres.

À la suite du drame du Collège Dawson, dans lequel une jeune femme d'à peine 18 ans a perdu la vie, le premier ministre du Québec, Jean Charest, avait promis d'agir pour resserrer l'accès au type d'armes utilisées par le tireur fou.

Il annonçait dans son discours inaugural du 9 mai dernier que son gouvernement adopterait une loi sur les armes à feu semi-automatiques et à circulation restreinte, des armes légales qui peuvent tirer plusieurs balles en quelques secondes.

Cette loi s'appellerait la loi Anastasia, du nom d'Anastasia De Sousa qui a perdu la vie dans la fusillade de Dawson.

Radio-Canada a appris que dans ce projet de loi, qui sera déposé vendredi à l'Assemblée nationale, Québec a l'intention d'imposer une série de mesures touchant les armes semi-automatiques ou à circulation restreinte.

D'abord, ces armes devront être entreposées. De plus, le propriétaire d'une arme semi-automatique devra être un membre actif d'un club de tir, qui lui, aura la responsabilité de dénoncer les comportements suspects de ses membres.

Le gouvernement interdira aussi le transport de ces armes dans certains lieux publics.

Les critères d'obtention d'un permis seront également resserrés. Et ceux qui possèdent déjà un permis seront soumis à des contrôles plus étroits.

Par contre, ces mesures ne toucheront pas les armes de chasse. Les chasseurs menaçaient de monter aux barricades si de nouvelles restrictions leur étaient imposées.

Après le dépôt du projet de loi, Jean Charest et son ministre de la sécurité publique, Jacques Dupuis, devraient expliquer les nouvelles mesures au Collège Dawson.

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.