•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Deux élèves accusés de voies de fait

Radio-Canada

Un élève de 14 ans aurait infligé des blessures à deux membres du personnel pendant qu'un autre de 16 ans a été impliqué dans une escarmouche avec un policier, mercredi à l'école Honoré-Mercier.

Deux élèves sont accusés de voies de fait à la suite d'un food fight, ou bagarre de bouffe, survenu mercredi dans la cafétéria de l'école Honoré-Mercier, dans le quartier Ville-Émard de Montréal.

L'un des deux accusés, un élève de 14 ans, aurait infligé des blessures à un directeur adjoint et à un thérapeute. Un autre élève de 16 ans fait face aux mêmes accusations en raison d'une escarmouche avec un policier.

Cinq autres élèves ont reçu des constats d'infraction au règlement municipal.

Définition: bataille qui prend place habituellement dans la cafétéria d'une école secondaire et dont les armes sont les lunchs des élèves ou les plateaux-repas.

Fomentée dans l'Internet

Comme elle avait fait l'objet d'un appel sur Internet, cinq jours auparavant, la direction de l'école avait appelé la police.

Cela n'a pas empêché un élève de déclencher les hostilités vers 11 h, en lançant une partie de son lunch sur un de ses camarades.

La bagarre a eu lieu malgré la présence policière et les agents présents ont été forcés d'appeler des renforts.

Une partie des 200 élèves ont poursuivi le combat dans un parc après avoir été expulsé de l'école. Là, ils ont affronté la police.

Certains élèves ont dénoncé la réaction des policiers, qu'ils ont qualifiée de trop brutale.

Les résidants du quartier ont dénoncé pour leur part le comportement des élèves. Certaines mères avec de jeunes enfants qui se trouvaient dans le parc se sont dites terrorisées. Une voiture a aussi été endommagée.

Une bagarre de bouffe avait eu lieu la semaine dernière à l'école secondaire Jacques-Rousseau, à Longueuil, au sud de Montréal. Une autre a valu une suspension de trois jours à une trentaine d'élèves de la polyvalente Marie-Rivier, à Drummondville.

Le phénomène n'est pas typiquement québécois. Le 31 mai dernier, 200 élèves d'une école secondaire d'une banlieue de Chicago, en Illinois, ont participé à un gigantesque « food fight ».

Cette bagarre a eu du retentissement jusque sur la version anglaise en ligne du journal russe La Pravda.

Fenêtre sur le monde

Le « food fight » ou bagarre de bouffe gagne du terrain dans les écoles secondaires du Québec.

Le phénomène n'est pas nouveau.

Mais Internet est en train de lui donner une nouvelle dimension.

Car l'appel aux armes se fait habituellement par le web.

Pourtant, l'encyclopédie en ligne Wikipédia ne parle pas de cette forme de défoulement collectif.

Depuis le début du mois, il y a eu cinq bagarres de bouffe au Québec, dont trois en une semaine à Montréal.