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Le retour des chiffres

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Promesse faite, promesse tenue. La ministre de l'Éducation confirme que dès la prochaine rentrée scolaire, les notes des élèves seront exprimées en pourcentage. Les compétences évaluées seront également plus simples à comprendre.

Tel que promis, les notes de tous les élèves du Québec seront exprimées en pourcentage dès la prochaine rentrée scolaire et comprendront la moyenne du groupe. Le premier ministre Jean Charest en avait fait une de ses huit priorités dans son discours inaugural du début mai.

Lors d'une conférence de presse, la ministre de l'Éducation Michelle Courchesne a également précisé que les formulations des compétences à évaluer allaient être simplifiées. Par exemple, plutôt que d'avoir une note pour sa capacité à « raisonner à l'aide de concepts et de processus mathématiques », l'élève sera jugé sur sa manière d'« utiliser un raisonnement mathématique ».

Le premier ministre Jean Charest a tenu à être aux côtés de Mme Courchesne au moment de cette annonce. Il a rappelé quelques mesures de son gouvernement en éducation depuis 2003, notamment l'introduction de l'enseignement de l'anglais dès la première année et l'augmentation du nombre d'heures d'activités parascolaires.

« Le bulletin est symbolique. C'est un lien fondamental entre les parents, l'école et l'enfant. C'est par le bulletin que le parent est capable de mesurer l'évolution de son enfant. »

— Une citation de  Jean Charest

En outre, le redoublement, qu'on avait partiellement aboli au niveau primaire, sera permis après chacune des années si l'enfant ne maîtrise pas les compétences minimales. La ministre souhaite toutefois qu'il demeure une mesure exceptionnelle.

Certains enseignants s'opposent au retour des pourcentages. Ils disent que les notes en lettres font en sorte qu'aucun élève n'est en situation d'échec, ce qui améliore leur motivation et leur niveau de confiance en soi.

La présidente de la Fédération des enseignants du Québec, Johanne Fortier, a « salué » quant à elle la rapidité d'action de la nouvelle ministre de l'Éducation. Elle pense que les gestes annoncés jeudi constituent un bon premier pas. La réaction a été la même du côté de la coalition Stoppons la réforme.

Pour la réforme

La ministre a souligné que la réforme des programmes scolaires, le « renouveau pédagogique », n'avait jamais réussi à susciter l'adhésion des parents. En ce sens, elle espère que les mesures adoptées jeudi permettront d'enlever les « irritants ».

Plusieurs parents se plaignent en effet depuis le début de la réforme que les bulletins de leurs enfants sont difficiles à comprendre et jugent peu pédagogique qu'un enfant soit promu à un niveau scolaire supérieur même s'il présente d'importantes lacunes.

Toutefois, Mme Courchesne s'est dite favorable à la réforme. Face aux questions agressives de certains journalistes, qui qualifiaient le renouveau pédagogique de « charabia », la ministre Courchesne s'est voulue conciliante.

« Il y a des bonnes choses dans la réforme. Une réforme comme celle-là prend énormément de temps à implanter. »

— Une citation de  Michelle Courchesne

Elle a notamment souligné que le renouveau pédagogique avait forcé les enseignants à mieux se concerter pour savoir comment évaluer les compétences transversales.

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