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Québec veut intervenir

Selon un rapport obtenu par Radio-Canada, le gouvernement veut uniformiser les règles municipales sur la sécurité des piscines résidentielles et songe même à bannir la vente et l'achat de piscines gonflables.

Même si la popularité des piscines gonflables croît sans cesse, leur sécurité est de plus en plus remise en cause, après la noyade de trois enfants au cours des dernières années.

Afin de prévenir ces décès, le gouvernement du Québec songe donc à bannir la vente et l'achat de piscines gonflables. Toutefois, interdire ces piscines n'est pas aussi simple qu'il peut paraître. En effet, aucun gouvernement n'a jusqu'à maintanant banni les piscines gonflables. En plus, ces piscines sont une solution de rechange abordable aux piscines hors terre, beaucoup plus coûteuses.

Certains se questionnent sur la pertinence d'une telle décision. « Est-ce que le fait de les [piscines gonflables] abolir va diminuer pour autant le nombre de noyades au Québec ? Vous savez, ce serait une solution extrémiste », dit Raynald Hawkins, directeur général de la Société de sauvetage Québec.

Selon M. Hawkins, la meilleure solution reste encore que les municipalités aménagent les piscines de façons plus sécuritaires. C'est aussi ce que Québec envisage. Selon un rapport interne du gouvernement dont Radio-Canada a obtenu copie, Québec veut uniformiser dans toute la province les multiples réglementations municipales sur la sécurité des piscines résidentielles.

Par exemple, si une piscine hors terre n'est pas clôturée, une barrière avec loquet devra en empêcher l'accès. Le filtreur devra aussi être installé de façon sécuritaire pour éviter que quelqu'un s'en serve comme marche pied pour sauter dans la piscine.

Selon le rapport, ces mesures s'appliqueraient dès l'an prochain, mais pour les nouvelles piscines uniquement.

L'adoption d'une réglementation uniforme provinciale nécessitera un changement législatif, mais la ministre des Affaires municipales et des Régions, Nathalie Normandeau, croit bien obtenir l'appui des partis d'opposition sur cette question.

Au Québec, 13 personnes en moyenne se noient chaque année dans une piscine et dans 90 % des cas, le décès survient dans une piscine résidentielle. Une fois sur deux, la victime est un enfant de moins de 5 ans.