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Le couronnement

Radio-Canada

Après lui avoir préféré à deux reprises un autre candidat, les militants du Parti québécois ont déroulé le tapis rouge à Pauline Marois pour en faire leur septième chef.

Seule à briguer la direction, elle a déposé, le 18 juin dernier, son bulletin de candidature avec bien plus de signatures de membres que les 1500 exigées.

Le combat de titans entre elle et Gilles Duceppe, qui s'annonçait au lendemain de la démission d'André Boisclair, n'a pas eu lieu, puisque le chef bloquiste s'est désisté peu de temps après avoir signifié son intention de se lancer dans la course. Personne n'a affronté l'ancienne vice-première ministre qui a occupé une quinzaine de portefeuilles, dont ceux des Finances, de la Santé et de l'Éducation.

Elle aura néanmoins fort à faire pour reconstruire sa formation, qui a glissé au troisième rang lors de la dernière élection. Pauline Marois veut donc sortir le PQ du piège de l'échéancier référendaire, consacrer ses énergies à construire le Québec et moderniser la conception péquiste de la social-démocratie. « En septembre, de nouvelles propositions seront débattues au sein du parti », promet-elle.

Rassurante, elle reconnaît que le changement peut créer des turbulences. « Cependant, le citoyen, dans son quotidien, ne devrait pas en subir les effets. »

Rassembleuse, elle souhaite en outre un rapprochement avec Québec solidaire et même certains adéquistes « égarés » du PQ, sans oublier l'ex-chef André Boisclair.

« Un parti politique qui ne répond pas à une nécessité évidente se condamne à la marginalité et peut même se condamner à la disparition. Il y a un immense travail d'écoute à faire, et je sais que je peux le faire. »

Pauline Marois, 13 mai

Pauline Marois aura l'occasion de montrer si elle peut le faire, puisqu'elle devrait effectuer son retour à l'Assemblée nationale cet automne, après avoir remporté l'élection partielle dans Charlevoix, le 24 septembre 2007.

Elle a été élue avec une importante majorité, devançant notamment son adversaire adéquiste, les libéraux ayant décidé de ne pas présenter de candidat.

Dans son discours de la victoire, la chef péquiste a déclaré aux militants péquistes qu'ils devaient maintenant séduire les Québécois.

« J'ai l'impression que le chemin à parcourir ressemble un peu aux côtes de Charlevoix. Quelques fois elles sont douces, elles sont souvent abruptes, mais jamais infranchissables. »

24 septembre 2007



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