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Des milliards de plus pour la guerre

Radio-Canada

Le président américain George Bush promulgue la loi qui débloque 100 milliards de dollars pour financer les opérations militaires en Irak et en Afghanistan jusqu'en septembre.

Le président américain, George W. Bush, a promulgué, vendredi, la loi autorisant un financement de 100 milliards de dollars pour la poursuite des guerres en Irak et en Afghanistan jusqu'en septembre.

Jeudi, le Congrès avait mis fin à une impasse qui perdurait depuis quatre mois en adoptant cette loi, qui ne prévoit pas de calendrier de retrait des troupes. Le texte a été approuvé par 280 voix pour et 142 contre à la Chambre des représentants, et par 80 voix pour et 14 contre au Sénat.

Après des semaines de bras de fer avec la Maison-Blanche, les démocrates au Congrès ont renoncé à assortir le texte de la loi d'une clause fixant une date de retrait des troupes d'Irak. Bien que majoritaires au Congrès, ils ne disposaient pas de suffisamment de voix pour passer outre un veto présidentiel.

Le nouveau texte fixe cependant la nécessité pour le gouvernement irakien d'atteindre 18 objectifs politiques et économiques.

Ce texte « révèle un consensus sur le fait que le gouvernement irakien doit montrer des progrès réels en échange de la poursuite du soutien et des sacrifices de l'Amérique », s'est félicité le président Bush.

La pression démocrate devrait toutefois continuer à peser sur le président Bush à l'approche de l'allocution du général Petraeus, en septembre. Ce dernier fera alors le bilan de la nouvelle stratégie menée depuis quelques mois.

« Septembre sera le moment de vérité pour cette guerre », a affirmé la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.

Recrudescence de la violence

Plus tôt jeudi, le président des États-Unis, George W. Bush, avait appelé le gouvernement irakien à « montrer des progrès réels » afin de pouvoir continuer à bénéficier du soutien de l'armée américaine.

Il a admis du même souffle que de nouveaux attentats de la part d'Al-Qaïda ou d'autres insurgés sont à prévoir et que davantage de soldats américains laisseront leur vie en Irak.

Lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche, le président américain a précisé que la dernière des cinq brigades envoyées en renfort en Irak arrivera dans le pays d'ici la mi-juin.

« Cet été va être une période déterminante pour la nouvelle stratégie. Nous nous attendons à des combats très durs dans les semaines et les mois à venir », a-t-il dit.

Le président américain a répété qu'un retrait précipité d'Irak aurait des conséquences catastrophiques pour ce pays. Il a toutefois précisé que les troupes américaines quitteraient l'Irak si le gouvernement de Bagdad le leur demandait.

De son côté, le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a confirmé à des journalistes que l'armée américaine s'attendait à plusieurs attaques des insurgés aux mois de juillet et d'août. Il a tenu à préciser que la situation en Irak ne progressait que très lentement et qu'il faudra encore du temps pour vraiment parler de réels progrès en ce qui concerne le processus de réconciliation.

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