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Les huit priorités de Jean Charest

Le premier ministre du Québec reconnaît que son gouvernement a été sanctionné pour des « erreurs de parcours ». Il promet d'agir différemment, comme le souhaite, selon lui, la population.

Après avoir salué avec humour l'arrivée de plusieurs nouveaux députés à l'Assemblée nationale, le premier ministre du Québec, Jean Charest, a réservé ses premiers mots aux citoyens. Il leur a dit avoir compris le message lancé le 26 mars.

Dans son discours d'ouverture, il a annoncé son intention de travailler en collaboration avec les deux partis d'opposition et d'agir différemment. « Vous voulez un gouvernement différent, [...] et vous nous avez sanctionnés pour des erreurs de parcours, notamment de ne pas avoir baissé assez les impôts », a-t-il dit.

Le premier ministre fait des baisses d'impôt une des priorités de son mandat actuel, parce que les citoyens « travaillent fort pour gagner chaque dollar ». Il compte également, d'ici décembre, faire sept autres gestes significatifs pour améliorer la qualité de vie des Québécois.

Huit priorités d'ici décembre

  • Baisser les impôts
  • Ouvrir les premières cliniques privées affiliées au réseau public
  • Dégeler les droits de scolarité et bonifier le régime de prêts et bourses
  • Éliminer la malbouffe dans les écoles
  • Revenir au bulletin chiffré dès septembre
  • Créer une redevance sur les hydrocarbures
  • Régler le dossier des conseils d'agglomération
  • Faire adopter une loi sur les armes à feu semi-automatiques

  • Jean Charest a appelé les deux partis de l'opposition à remiser leurs considérations partisanes et à faire en sorte que l'Assemblée nationale fonctionne. « Dans un Parlement minoritaire, les responsabilités grandissent, et les intérêts diminuent », a-t-il dit.

    Un discours nationaliste

    De longues minutes du discours ont été réservées à répondre à l'Action démocratique du Québec et à ses arguments sur les accommodements raisonnables.

    Jean Charest a affirmé sa croyance dans la séparation entre la religion et l'État et dans l'importance de la francisation des immigrants. Il a prononcé un discours d'ouverture aux autres cultures, qui appelait au « rapprochement indispensable ».

    Je crois dans la diversité qui enrichit notre identité, mais je dénonce l'intégrisme religieux qui l'appauvrit.

    Jean Charest

    En outre, le premier ministre a longuement vanté le peuple québécois, qui, a-t-il dit, réussit à survivre en français alors qu'il ne constitue que 3 % de la population de l'Amérique du Nord. Selon lui, la nation québécoise est une inspiration pour tous les peuples « qui n'ont pas l'avantage du nombre ».

    Il compte mobiliser tous les partis de l'Assemblée nationale pour forcer le gouvernement fédéral à adopter des règles qui limiteraient son pouvoir de dépenser dans les champs de compétence des provinces.

    Oui au privé en santé

    La santé sera une priorité des libéraux au cours de ce mandat, selon Jean Charest. En plus de faire la promotion de saines habitudes de vie, le gouvernement fera une place au privé dans le réseau public de santé.

    Toutefois, le premier ministre insiste: il n'est pas question de mettre en place un « commerce de la souffrance ». Les cliniques seront au service du système public.

    Les libéraux comptent également ouvrir une commission d'enquête sur les conditions de vie des aînés, répondant ainsi à une demande de l'ADQ, souvent répétée par Mario Dumont au cours de la dernière campagne électorale.

    Mario Dumont réagit

    Selon le chef adéquiste, le discours d'ouverture était « faible », « très mince » et n'était qu'un ramassis « d'objectifs généraux ».

    Pugnace et sur le mode offensif, Mario Dumont n'a pas hésité, lors d'un point de presse, à dire que les libéraux s'étaient servis dans le buffet des mesures de son parti parce qu'ils n'avaient aucun programme gouvernemental.

    Il s'est par contre dit heureux qu'on crée la commission sur les conditions de vie des aînés et qu'on revienne aux bulletins chiffrés.

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