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Béchard déplore la hausse

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Au moment où le prix du litre dépasse 1,20 $ dans certaines stations-service de Montréal, le ministre des Ressources naturelles accuse les pétrolières de mépriser les consommateurs.

Le litre d'essence dépassait 1,20 $ dans certaines stations-service de Montréal, samedi, au moment où débute le long congé de la Journée nationale des patriotes au Québec.

La semaine dernière, le ministre québécois des Ressources naturelles, Claude Béchard, avait mis les pétrolières au défi de ne pas augmenter les prix. En entrevue au Réseau de l'information, samedi, il n'a pu que constater qu'elles avaient fait la sourde oreille.

Le ministre a déploré que les marges des raffineurs aient bondi d'environ 15 ¢ depuis le mois de février. « Ils viennent de montrer à quel point ils méprisent le ministre, le gouvernement, les contribuables et les consommateurs », a-t-il lancé.

Claude Béchard doute des raisons invoquées par les pétrolières pour justifier cette hausse de prix, comme la fermeture de raffineries en ce moment. Il estime qu'il y a lieu d'avoir des doutes, puisque les hausses subites de prix surviennent souvent au début d'un long congé.

Le ministre Béchard pense qu'une série de mesures pourraient être mises en place pour éviter de tels soubresauts:

  • instaurer un prix plafond;
  • évaluer la pertinence du prix plancher de l'essence;
  • suivre quotidiennement l'évolution des prix;
  • identifier les pétrolières initiant un mouvement des prix;
  • demander des justifications plus claires aux pétrolières.

Coûts d'approvisionnement en hausse

Selon le secteur pétrolier, le prix de l'essence augmente notamment en raison de la hausse du coût d'approvisionnement (prix de raffinage et prix du transport) au Québec.

La Régie de l'énergie du Québec fixe chaque semaine un tarif plancher aux détaillants, c'est-à-dire un tarif minimum à la pompe pouvant être exigé aux automobilistes. Or, ce prix plancher est basé directement sur les coûts d'approvisionnement.

À 1,20 $ le litre, les détaillants de la région métropolitaine font jusqu'à 10 ¢ de profit sur le litre d'essence. Selon CAA-Québec, la moyenne habituelle s'établit à environ 4 ¢ le litre.

Ces hausses surviennent alors que le Québec et l'Ontario demandent au gouvernement fédéral de resserrer la Loi sur la concurrence pour mieux protéger les consommateurs qui achètent de l'essence.

Par ailleurs, le premier ministre Stephen Harper a fait savoir jeudi que son gouvernement n'avait pas l'intention de venir en aide aux automobilistes en réduisant les taxes sur l'essence, comme promis avant les élections de 2004.

Afin d'exprimer leur mécontentement, CAA-Québec suggère aux automobilistes d'éviter de faire le plein d'essence, ou de se limiter au minimum nécessaire.

Hausses mondiales

De leur côté, les ministres des Finances du G8, réunis à Potsdam, en Allemagne, ont fait part de leur inquiétude devant les hausses mondiales des prix du pétrole. Ils craignent que ces hausses n'alimentent l'inflation, ce qui pourrait finir par nuire à la croissance mondiale.

Aux États-Unis, cette semaine, les automobilistes ont payé leur essence plus cher qu'ils ne l'ont jamais payé, s'est inquiété le représentant de l'Association automobile américaine.

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