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Le Bloc réclame une enquête

Radio-Canada

Les révélations troublantes des derniers mois sur la police fédérale inquiètent la formation souverainiste d'Ottawa, qui souhaite que les conservateurs entreprennent une enquête publique à son sujet.

La Gendarmerie royale du Canada s'est souvent retrouvée au coeur de l'actualité ces derniers mois, mais pas toujours pour les bonnes raisons. Des révélations sur l'affaire Maher Arar ou sur l'attentat contre Air India ont pu miner la confiance du public.

C'est pourquoi le Bloc québécois demande une enquête publique. Serge Ménard, l'ancien ministre de la Sécurité publique du Québec, maintenant député fédéral, souhaite en effet une réorganisation majeure du fonctionnement interne de la police fédérale.

Pourquoi les enquêtes de la GRC prennent-elles tant de temps à aboutir?

Serge Ménard

M. Ménard parle d'un « profond malaise » à la GRC, et désire qu'on revoie les relations entre les agents et la direction ainsi que l'administration des mesures disciplinaires.

Quand il était ministre, M. Ménard avait créé la commission Poitras, dont le mandat était d'enquêter sur la Sûreté du Québec. En 1995, la police provinciale avait falsifié la preuve dans un procès contre le clan Matticks, soupçonné d'avoir importé 26,5 tonnes de haschisch.

La refonte qui s'est faite à la SQ l'a amenée à des succès remarquables. L'opération 2001 (contre les motards) a mené à l'arrestation de 320 personnes qui ont toutes été condamnées.

Serge Ménard

Les libéraux fédéraux demandent eux aussi une enquête. De son côté, le gouvernement a refusé d'acquiescer à cette demande, mais a amorcé une enquête indépendante sur les questions de la gestion du fonds de retraite et sur des cas présumés d'intimidation par la haute direction sur certains de ses employés. Les conclusions de cette enquête sont attendues en juin.