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Le PQ ouvre la porte au dégel

Radio-Canada

Des députés péquistes se réjouissent des propos de leur aspirante chef Pauline Marois, qui s'est dite favorable à une plus grande contribution financière des étudiants, contrairement à la position officielle du PQ.

Les députés du Parti québécois ne refusent plus l'idée d'un dégel des frais de scolarité.

Mardi, plusieurs députés péquistes ont réagi favorablement aux propos tenus la veille par Pauline Marois, seule candidate à briguer la présidence du parti, sur les ondes du Réseau de l'information (RDI). Cette dernière s'était alors prononcée pour une plus grande contribution financière des étudiants.

Cette position tranche avec celle adoptée par le chef démissionnaire du PQ, André Boisclair, lors de la dernière campagne électorale. La formation souverainiste promettait alors de maintenir le gel des droits de scolarité, contrairement au Parti libéral et à l'ADQ.

De nombreux appuis dans les rangs péquistes

Le député Sylvain Simard se dit ravi d'entendre Mme Marois prôner le dégel des frais de scolarité. Dans le passé, M. Simard s'était déjà fait défenseur de cette idée, qui avait été rejetée par le Conseil national du PQ.

François Legault soutient également que le dégel des droits de scolarité est souhaitable, mais il croit que les conditions de ce dégel doivent faire l'objet de discussions. M. Legault maintient qu'il est important de protéger l'accessibilité aux études pour les jeunes.

La porte-parole du parti en matière d'éducation, Diane Lemieux, se retrouve quant à elle coincée entre la ligne officielle du parti et les intentions de Mme Marois. Elle croit que les étudiants ne doivent pas être pénalisés. « On va voir comment le gouvernement va présenter les choses », a-t-elle déclaré.

Du côté des libéraux, la ministre de l'Éducation, Michèle Courchesne, a semblé enchantée de la position de Pauline Marois, et a dit espérer que son parti comprenne aussi.

(...) Ce que j'ai souhaité, c'est qu'on aille vers une avenue comme celle-là, avec des conditions cependant: une sorte de contrat à passer avec les étudiants, pour qu'il n'y ait pas de baisse des investissements de l'État. Au contraire, que l'on continue à faire croître les investissements de l'État. [...] Et d'autre part, que toute forme de hausse n'élimine jamais quelque personne qui voudrait pouvoir continuer à étudier.

Pauline Marois, en entrevue avec Dominique Poirier, le 14 mai

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