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Un comité sans voix

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement Harper met fin aux travaux du comité parlementaire des langues officielles, après que ses membres eurent adopté une résolution démettant de ses fonctions le président du comité, le conservateur Guy Lauzon.

Le comité parlementaire des langues officielles est paralysé, à Ottawa. Le gouvernement Harper a choisi de ne pas remplacer le président du comité, le député conservateur Guy Lauzon, dont les partis d'opposition réclamaient la tête.

Cette décision survient au moment où le commissaire aux langues officielles, qui est redevable au comité, dépose un rapport critique du gouvernement Harper.

Querelle autour de l'abolition d'un programme

Toute l'histoire a débuté la semaine dernière, lorsque le président Lauzon a annulé au dernier instant une réunion du comité.

La rencontre devait porter sur les conséquences de l'abandon du programme de contestation judiciaire par les conservateurs. Le rapport du commissaire Graham Fraser critique d'ailleurs l'abandon de ce programme, qui servait à financer les actions en justice des groupes minoritaires souhaitant faire respecter leurs droits.

Les membres du comité ont jugé que l'annulation de la réunion par le président Guy Lauzon portait atteinte à l'indépendance du comité. Contrôlé par l'opposition dans le contexte d'un gouvernement minoritaire, le comité a ainsi adopté une résolution pour le chasser de son poste.

Réaction prudente de Graham Fraser

Informé de la décision du gouvernement, le commissaire Graham Fraser a eu une réaction prudente.

Il a souligné l'importance du comité, mais il souhaite attendre de voir si la décision sera permanente.

L'avenir du comité demeure incertain. Il n'est pour l'instant pas dissous, mais il n'est plus opérationnel, n'ayant plus de président.

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