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Entre tristesse et soulagement

Radio-Canada

Militants et députés du Parti québécois, dont l'ancien premier ministre Bernard Landry, saluent tous la décision « courageuse » prise par André Boisclair.

Le choix de M. Boisclair de démissionner de son poste de chef du Parti québécois en pleine tourmente politique a été accueillie avec tristesse par les militants et députés péquistes, qui saluent tous une décision « courageuse ».

Du côté de ses plus proches partisans, on se montrait résigné et peiné, mardi midi. Le député de Gouin, Nicolas Girard, un collaborateur de la première heure, estime qu'il s'agit d'un « moment difficile pour tous ». Il espère que le Parti québécois sera capable de « continuer à travailler en équipe ».

Plusieurs autres députés du Parti québécois ont exprimé des réactions semblables. Lisette Lapointe, Agnès Maltais, Pierre Curzi et Bernard Drainville ont parlé d'un jour triste pour leur formation et le mouvement souverainiste.

La prédécesseur d'André Boisclair à la tête du PQ, l'ex-premier ministre Bernard Landry, a quant à lui salué le courage du chef démissionnaire.

Être obligé, un matin, de dire: je ferme cette porte. Ça prend du courage, de la détermination. (...) Il faut faire passer le bien public avant son intérêt personnel.

Bernard Landry

Le député péquiste de Richelieu, Sylvain Simard, qui a appuyé André Boisclair lors de la course à la direction du parti en 2005, s'est dit incrédule devant la décision de son ancien chef. Il parle d'une décision rapide, mais au fond prévisible, puisque très peu de chefs survivent à une défaite électorale. Il s'inquiète toutefois pour l'avenir.

Je ne suis pas de ceux qui souhaitent vraiment une course au leadership. Le temps nous est compté.

Sylvain Simard, député péquiste

Sage décision

L'ancien chef de la CSN Gérald Larose a salué la décision de M. Boisclair, qu'il a qualifiée de « sage et éclairée ». Il appelle les militants à remettre au coeur des préoccupations la question de l'indépendance du Québec et le « plan de match » pour que ce projet soit plus attrayant aux yeux de la population.

Gilles Duceppe est certainement quelqu'un qui peut contribuer. Mais je me méfie de ceux qui voudraient nous le présenter comme un sauveur. C'est fini le temps des sauveurs.

Gérald Larose, ancien président de la CSN

Le son de cloche est le même chez le député François Legault. Il estime que le choix d'André Boisclair est digne et mérite son respect. Selon lui, le PQ doit profiter de la situation pour « continuer à se moderniser et changer profondément notre programme ».

Après avoir conclu que la décision était « inévitable », l'ancienne ministre Lise Payette a dit que le PQ était un parti très particulier, où les décisions se prenaient souvent rapidement. « C'est un parti qui attire des gens très intéressants sur le plan intellectuel, mais tout le monde est sûr d'avoir la solution pour tout. »

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