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La pression était forte

Dès la défaite électorale du 26 mars, qui a relégué le Parti québécois derrière l'Action démocratique du Québec, les critiques contre le chef péquiste ont immédiatement fusé, attribuant l'échec électoral du PQ à son jeune chef.

Le chef démissionnaire du Parti québécois André Boisclair aura toujours eu de la difficulté à s'imposer, même avant qu'il ne soit élu à la tête du parti le 15 novembre 2005.

Dès l'annonce de son intention de se présenter, il a dû subir les sarcasmes des certains animateurs sur son orientation sexuelle, sans compter les nombreuses fois où il a dû s'expliquer pour avoir consommé de la cocaïne.

Si la majorité des membres du parti, 53,7 %, ont quand même préféré la jeunesse de Boisclair à l'expérience de Pauline Marois, la vieille garde du parti aura toujours pris ses distances envers le jeune chef qui n'avait pas encore 40 ans.

Aussi, dès le lendemain de la défaite électorale cinglante du 26 mars, le leadership du chef péquiste était contesté par des militants et une bonne partie de son caucus.

Ce qui a toutefois semblé porter un coup fatal à André Boisclair, c'est la brouille avec le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe. M. Boisclair avait fait une sortie publique en affirmant que Gilles Duceppe magouillait dans son dos pour le remplacer à la tête du parti.

Selon le quotidien Le Devoir, la députée Louise Harel manoeuvrait même pour préparer l'arrivée du chef bloquiste à la tête du PQ.

Boisclair invitait alors Gilles Duceppe à s'occuper de ses affaires. « Je fais mon travail qui est celui de chef du Parti québécois en ce moment. Je pense que M. Duceppe aussi doit faire la même chose. »

D'autres personnalités, députés des premières années du PQ, comme l'ancien ministre Denis Lazure et Yves Michaud, avaient demandé sa démission.

De son côté, l'ancien ministre péquiste Paul Bégin a déclaré que le Parti québécois ne ferait pas la souveraineté avec André Boisclair. Selon lui, le chef péquiste ne valorise pas assez l'identité québécoise. Il est même allé jusqu'à comparer son nationalisme à celui de l'ancien premier ministre fédéral Pierre Elliott Trudeau.

Richard Legendre, ancien candidat à la direction du PQ, emporté par la vague adéquiste, s'est publiquement interrogé sur la cause de l'échec électoral, la promesse référendaire ou le leadership d'André Boisclair.

Sans compter que dès le lendemain des élections, l'ancien chef Bernard Landry avait été très dur envers Boisclair attribuant partiellement l'échec électoral à l'incapacité d'André Boisclair d'établir un lien avec la population.

Il avait alors invité ses compagnons de lutte à une réflexion profonde, incluant le leadership d'André Boisclair.

La pression était donc très forte sur André Boisclair, surtout que le bureau du conseil national du PQ a proposé que le congrès national ait lieu en septembre 2008 plutôt qu'à l'automne 2009, comme le prévoient les statuts du parti. André Boisclair devait alors faire face à un vote de confiance. Cette proposition devait être débattue lors de la conférence des présidents du PQ, le 26 mai.

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