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Basso nuance ses propos

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Il n'y a pas eu dopage, mais tentative de dopage, selon Ivan Basso. Le cycliste italien soutient avoir toujours gagné « proprement ». Un compatriote de Basso, Michele Scarponi, passe également aux aveux.

Au lendemain de ses aveux devant le Comité olympique italien (Coni), Ivan Basso revient sur ses propos.

Pendant ce temps, un autre cycliste italien, Michele Scarponi, a également admis, devant le Coni, son implication dans le scandale espagnol de dopage. L'athlète de 27 ans collabore pleinement à l'enquête, selon le comité italien.

Quant à Basso, qui a avoué lundi être mêlé à l'affaire Puerto, il a tenu à préciser qu'il ne s'était jamais drogué pour autant.

« Je n'ai jamais pris de substances dopantes et je n'ai jamais fait d'autotransfusions sanguines », a déclaré Basso en conférence de presse, mardi. Le cycliste de 29 ans a maintenu qu'il y avait seulement eu « tentative de dopage ».

Basso a reconnu avoir contacté le docteur Eufemiano Fuentes et qu'il lui a remis un échantillon sanguin, avec l'intention de commettre un acte de dopage.

« Oui, je suis "Birillo". C'est moi qui ai suggéré ce nom », a dit Basso au quotidien italien La Gazzetta dello Sport.

« Birillo » est le nom indiqué sur certaines poches de sang retrouvé lors des perquisitions.

Mais, du même coup, Basso a affirmé qu'il a gagné « de façon propre » le Tour d'Italie en 2006. « J'ai toujours gagné de manière propre et j'ai l'intention de recommencer à courir et de faire le métier que j'aime. Je retournerai sur le vélo après avoir purgé ma peine. »

Selon les médias italiens, Basso ferait ces aveux pour obtenir une sentence réduite. Ni les aveux, ni l'échec du dopage ne pourront cependant aider la cause de l'Italien. L'article 2.2 du code de l'Agence mondiale antidopage condamne « l'usage ou la tentative d'usage d'une substance interdite », précisant que l'échec ou la réussite de la manoeuvre ne change rien au verdict.

Basso est passible d'une suspension de deux ans.

Maintenir sa dignité

Le gagnant du Giro tient à garder la tête haute, malgré le scandale qui l'entoure et ses aveux de culpabilité. « Je ne dois éprouver aucune honte », a-t-il assuré, en demandant de respecter sa décision.

« Après un an de tourment, j'ai décidé d'admettre mes responsabilités, a poursuivi l'Italien, qui a rappelé qu'il a fait cette démarche seul. Je tiens à préciser qu'on ne m'a rien demandé en ce qui concerne d'autres personnes. Et je ne suis pas en connaissance d'autres coureurs impliqués. »

Basso avait été écarté du dernier Tour de France à la veille du départ à cause de son implication dans l'affaire Puerto. Le scandale a éclaté en mai 2006, à Madrid, avec l'arrestation de cinq personnes, dont le docteur Fuentes, ancien médecin de plusieurs équipes espagnoles.

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