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Les indépendantistes par un siège

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Parti national écossais enlève plusieurs sièges aux travaillistes lors des élections législatives, et devient le premier parti en importance au sein du Parlement régional écossais.

Plus de 70 ans après sa création, le Parti national écossais (SNP) est devenu, vendredi, la principale force politique au sein du Parlement régional écossais.

Au terme d'un dépouillement marqué par la plus grande confusion, le parti indépendantiste a récolté 47 sièges, contre 46 pour les travaillistes, 17 pour les conservateurs et 16 pour les libéraux démocrates. Deux candidats verts et un indépendant ont aussi été plébiscités par les électeurs.

Tous les partis politiques ont perdu du terrain aux dépens du SNP, qui a ainsi fait un gain net de 20 sièges. Le Parti travailliste, qui dominait le Parlement écossais depuis les premières élections, en 1999, aura finalement perdu 4 sièges.

Le leader du SNP, Alex Salmond, qui pourrait devenir le nouveau chef de l'exécutif écossais, a salué le résultat.

« L'Écosse a changé pour de bon et pour toujours. Ils ne diront plus jamais que le Parti travailliste détient le droit divin de gouverner l'Écosse.[...] C'est une élection historique. »

— Une citation de  Alex Salmond, leader du SNP

Le dépouillement s'est toutefois déroulé dans la plus grande confusion. Environ 10 % des bulletins de vote ont été rejetés par le système de vote électronique, forçant l'interruption du décompte dans plusieurs circonscriptions.

Gouvernement de coalition ou minoritaire?

Le SNP est toutefois loin d'être assuré de pouvoir former le gouvernement. Son chef Alex Salmond devra maintenant s'atteler à former une alliance pour succéder à l'actuelle coalition entre travaillistes et libéraux-démocrates, ce qui s'annonce difficile, ou accepter de former un gouvernement minoritaire.

Les libéraux-démocrates n'excluent cependant pas de changer de partenaire pour s'allier au SNP, à la condition que ce dernier revienne sur ses revendications d'indépendance pour l'Écosse. Le SNP avait promis d'organiser un référendum sur l'indépendance de la province d'ici 2010, s'il prenait le pouvoir.

Le premier ministre travailliste sortant, Jack McConnell, réélu dans sa circonscription près de Glasgow, s'est montré ambivalent à ce sujet. « Nous reconnaissons leur position, mais nous reconnaissons aussi notre responsabilité envers le peuple de l'Écosse », a-t-il dit.

L'Écosse se trouve sous tutelle britannique depuis 300 ans, mais son Parlement, institué en 1999, peut légiférer sur des sujets internes comme l'éducation, la santé, le transport et la justice.

Ailleurs en Grande-Bretagne

Le vent de réprobation contre les travaillistes a soufflé moins fort que prévu aux élections locales et régionales en Angleterre et au pays de Galles. Selon les résultats définitifs, le Parti travailliste a perdu le contrôle de huit conseils locaux en Angleterre, où les conservateurs sont arrivés largement en tête. Au parlement du pays de Galles, les travaillistes ont régressé de trois sièges, tout en arrivant premier.

La plupart des analystes politiques anglais s'attendaient à ce que les travaillistes soient sévèrement réprimandés par les électeurs partout sur le territoire de la Grande-Bretagne, en raison notamment de la guerre en Irak et des scandales politiques qui ont ébranlé son gouvernement.

Ces élections constituaient un dernier test électoral pour le premier ministre britannique Tony Blair, qui doit annoncer la date de son départ la semaine prochaine.

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