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Sur le web

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Quelques initiatives dignes de mention

Signalons entre autres le Pacte écologique de Nicolas Hulot (l'homme derrière la série Ushuaïa). Son projet, qui a eu beaucoup d'impact en France, s'accompagnait d'une pétition sur le web pour mettre de la pression sur les politiciens, appelés à adopter les priorités environnementales mises de l'avant.

Le projet a recueilli près de 700 000 signatures, et 10 des 12 candidats à l'élection présidentielle, dont Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, ont même signé le pacte.

Autre initiative, lancée il y a un an par les Humains associés et à laquelle ont adhéré les sites Désirs d'avenir (Ségolène Royal, du Parti socialiste) et bayrou.fr (François Bayrou, UDF): celle d'adopter une « Charte néthique », destinée à mettre en place des règles de bonnes consuite sur Internet, particulièrement sur les blogues. Dans Second Life, le Parti socialiste, l'UMP, l'UDF et les Verts y ont souscrit.

Plusieurs sites pour aider les indécis ont par ailleurs été créés: par exemple, une section de Quelcandidat.com (lancé par le quotidien Le Dauphiné libéré) pose aux internautes 25 questions, au préalable posées aux candidats. « Ça a très bien marché », explique le responsable du projet, Benoît Raphaël. « Plus de un million de personnes ont fait le test en un mois. Beaucoup le font parce que c'est rigolo, mais plusieurs, notamment parmi les jeunes, le font parce qu'ils ne savent pas pour qui voter. » « C'est ludique, reconnaît-il. En fait, c'est un gadget, mais qui permet d'ouvrir un débat et de se poser des questions. »

Avec 30 questions, Le Polymètre (de la radio RTL) propose une initiative similaire. Le site Pourquivoter.com soumet pour sa part aux internautes un questionnaire, fait d'une quinzaine de questions, en se basant sur les propositions des candidats reliées à des enjeux importants de la campagne.

Enfin, en vue du 22 avril, sous le nom République des blogs en direct, Nicolas Vanbremeersch a lancé l'invitation aux blogueurs pour suivre ensemble le déroulement des soirées électorales des premier et deuxième tours.

Chez nous, deux Québécois d'adoption et Français d'origine, Philippe Martin et Laurent Maisonnave, convient blogueurs et passionnés de politique française à suivre le premier tour du scrutin au Café Méliès. Ils suivront les résultats à la télévision et scruteront les commentaires des blogueurs.

Un débat fait rage

Un débat entourant la diffusion - ou non - avant la fermeture des bureaux de vote des évaluations faites par les sondeurs. Le journaliste d'Europe 1 Jean-Marc Morandini, notamment, a annoncé son intention de publier ces pré-résultats. Ce geste est cependant passible d'une amende en vertu de la loi électorale. « Quand on sait un peu surfer, commente Natacha Quester-Simeon, on peut facilement trouver des estimations dans la presse étrangère. Après, la question est de savoir si soi-même, en tant que média ou en tant que blogueur, on souhaite donner les liens qui permettent d'accéder à cette information. »

Médias citoyens et médias traditionnels

Les sites dits de « journalisme des citoyens » sont évidemment très actifs pendant cette campagne. Ils permettent aux internautes d'écrire eux-mêmes des articles et offrent par le fait même une autre vitrine aux blogueurs. Impossible de passer sous silence AgoraVox, précurseur parmi les médias citoyens. Autre exemple: Le monde citoyen, consacré à la politique.

Fruit d'une initiative originale du quotidien suisse Hebdo, le Bondy Blog mérite certainement d'être mentionné. À l'origine, ce blogue a été lancé par des journalistes suisses de la presse écrite pour couvrir les émeutes qui ont secoué les banlieues françaises, en 2005, à partir de la ville française de Bondy. Devant l'immense succès de cette initiative, des jeunes habitants de ces quartiers démunis ont ensuite pris le relais des journalistes après leur départ pour « raconter les quartiers populaires et faire entendre leur voix dans le grand débat national » en France.

Les grands quotidiens français offrent évidemment une version spéciale consacrée à la présidentielle.

Outre la couverture au quotidien et les analyses de fond, notons quelques éléments à la saveur davantage web: le guide pratique de la netcampagne sur le site de Libération, la campagne à travers les sites et la section « 1er tour: vos prognostics » du Nouvel Observateur, le comparateur de programmes politiques et le « jeu de l'oie sur le parcours obligé du candidat » et une section destinée aux indécis du Monde, et enfin la campagne sur le web sur le site du Figaro.

Clin d'oeil original, Le Figaro se demande par ailleurs « de quelle main ferme la France sera-t-elle dirigée? » Tous les candidats, à l'exception de Philippe de Villiers ont accepté de faire photographier une de leurs mains en se remémorant celle qu'il avait préféré serrer... Êtes-vous capables de reconnaître l'empreinte de chacun?

Enfin, la section Quelcandidat.com du Dauphiné libéré permet notamment aux internautes de publier leurs vidéos et leurs articles.

Un bref regard sur le magazine britannique Nature, qui a quant à lui interviewé les trois principaux candidats (Sarkozy, Royal et Bayrou) pour savoir leurs positions sur divers sujets reliés à la scientifique.

Le grand débat qui n'a pas eu lieu

L'idée d'un débat de candidats diffusé sur le web n'a peut-être pas vu le jour, mais ce n'est pas faute d'appuis! L'idée était d'autant plus intéressante qu'aucun débat télévisé n'était prévu.

Le candidat François Bayrou y était non seulement favorable, mais avait même lancé l'idée, reprise au vol par plusieurs acteurs du web.

La date avancée: le 16 avril. La blogueuse Natacha Quester-Simeon était partie prenante de ce projet en tant que signataire au nom de Mémoire vive et de l'association des Humains associés. « C'était intéressant, cette convergence de médias en ligne traditionnels et ce que j'appellerais le « net indépendant », c'est-à-dire des sites comme Agoravox, des blogueurs, des podcasteurs vidéos qui essaient de travailler ensemble sur un pari un peu fou, dit-elle. Nous avons réfléchi ensemble et travaillé très concrètement comme si le débat pouvait avoir lieu, pour voir si le net était capable d'organiser un événement politique majeur et de diffuser de la vidéo à cette échelle. »

Nicolas Sarkozy a décliné l'invitation. Y aura-t-il une suite à ce projet avorté? « Maintenant qu'on a réuni toutes les compétences dans ce collectif informel, on sait qu'on peut répondre technologiquement aux problèmes, répond Mme Quester-Simeon. Éditorialement, il y a avait toutes les compétences, à la fois avec les médias et les acteurs du net indépendant. On pourra peut-être nous-mêmes proposer des choses dans le futur, pour d'autres occasions. »

Le combat sur le web

L'Observatoire présidentielle 2007 est un site d'analyse du web qui utilise des outils comme le « Tendançologue » et la « Blogopole » (la section répertorie près de 2000 sites partisans ou analytiques) et qui propose des études sur les relations entre la politique et Internet.

Le Buzz-Blog livre le « top 5 » des candidats sur les forums de discussion (mis à jour de façon hebdomadaire). Enfin, avec son XiTi Monitor, l'Institut d'études du web analyse les recherches des internautes pour les quatre principaux candidats: Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, François Bayrou, Jean-Marie Le Pen (toutefois, la dernière publication remonte au 5 mars).

Les sites des candidats ont également été scrutés à la lumière des normes Opquast, qui évaluent la qualité des sites (ont-ils un moteur de recherche, savent-ils éviter que les hyperliens internes mènent à des pages introuvables, etc.). Ils obtiennent en moyenne 49 %.

Un peu d'humour...

Évidemment, plusieurs vidéos des principaux protagonistes se retrouvent sur YouTube et DailyMotion, son pendant français. Mise sur ces deux sites, la vidéo des Musclés Nicolas et Ségolène a été visionnée par plus de 700 000 internautes. Avec Un Hongrois chez les Gaulois, le groupe Zédess, originaire du Burkina Faso, a repris un thème majeur de Nicolas Sarlozy, l'immigration, rappelant qu'il est lui aussi le fils d'un immigré. La vidéo a été vue par au moins quelque 300 000 internautes.

Un classique, l'émission satyrique Les Guignols de l'info permet de trouver son candidat idéal. Et pour ceux qui veulent s'improviser grands gagnants de la course présidentielle ou faire une farce à leurs connaissances, le site Jepreside.fr, sur Yahoo France.

Pas du tout scientifique, Le Love Test, offre de faire découvrir « le degré d'affinité » entre le prénom des candidats et le sien...

On peut évidemment trouver sur le web des caricatures, comme celles de Chimulus ou sur le site de 20 minutes.

Enfin, le site Présidentielle-2007.net propose un générateur de langue de bois, qui produit instantanément des phrases toutes faites. Quelques exemples:

« Je tiens à vous dire ici ma détermination sans faille pour clamer haut et fort que le particularisme dû à notre histoire unique conforte mon désir incontestable d'aller dans le sens de solutions rapides correspondant aux grands axes sociaux prioritaires. »

ou encore

« Et ce n'est certainement pas vous, mes chers compatriotes, qui me contredirez si je vous dis que l'acuité des problèmes de la vie quotidienne doit prendre en compte les préoccupations de la population de base dans l'élaboration d'une valorisation sans concession de nos caractères spécifiques. »

Comme quoi la langue de bois est une langue universelle...

Vers une démocratie 2.0?

Mais les internautes semblent justement réclamer autre chose. C'est ce qui semble ressortir de cette campagne présidentielle. « La prise de pouvoir des internautes, autant sur les médias que sur les politiques, est la même, estime le journaliste Benoît Raphaël. Ça révèle un peu un rejet des élites: ils n'ont pas la volonté de remplacer les élus ou les journalistes, mais une volonté de participer, de proposer et de contrôler. Notamment au niveau local, la démocratie 2.0 [le web 2.0 est la deuxième génération du web] va être la grande question des prochaines années: comment arriver à stimuler la démocratie, à retrouver le contact avec la population à travers ces nouveaux outils interactifs que sont Internet. »

Vous trouverez les hyperliens des sites mentionnés, de même que ceux d'autres sites, dans la section Hyperliens.

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