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Lafleur plaide coupable

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le publicitaire montréalais Jean Lafleur plaide coupable à 28 chefs d'accusation sur 35, au palais de justice de Montréal.

Le publicitaire montréalais Jean Lafleur a enregistré un plaidoyer de culpabilité à 28 chefs d'accusation, vendredi, au palais de justice de Montréal.

Lafleur faisait face à 35 chefs d'accusation de fraude, dans la foulée du scandale des commandites. La Couronne a laissé tomber les sept chefs d'accusation les moins graves, ceux de fraude de moins de 5000 $.

Il doit maintenant répondre à des accusations totalisant 1 565 000 $.

La preuve contre l'ex-publicitaire était fort volumineuse, de l'aveu même de son avocat, Jean Claude Hébert. On prévoyait un long procès. M. Hébert pourrait plaider que son plaidoyer de culpabilité épargnera des frais aux contribuables qu'il a floués.

Jean Lafleur évite donc la tenue d'un procès, ce qui signifie aussi qu'on ne pourra entendre ce qu'il aurait pu dire dans toute cette affaire de commandites.

Les représentations sur sentence ont été fixées au premier juin. D'ici là, l'homme de 62 ans demeure incarcéré.

La procureur de la Couronne, Ann-Mary Beauchemin, a précisé vendredi, qu'elle réclamera une peine d'incarcération.

M. Lafleur peut s'attendre à recevoir une peine similaire à celle de Jean Brault, qui avait été condamné, en mai 2006, à 30 mois de prison pour des fraudes totalisant un peu plus d'un million de dollars. Autres acteurs du scandale des commandites, Charles Guité avait écopé de 42 mois de prison, Paul Coffin, 18 mois. M. Guité n'a toujours pas purgé sa peine, puisqu'il est allé en appel de sa condamnation.

Lafleur est derrière les barreaux depuis maintenant plus de trois semaines. La Couronne s'était opposée à sa remise en liberté, craignant qu'il ne prenne la fuite.

Son enquête sur cautionnement avait été remise à trois reprises parce que son avocat devait étudier des milliers de pages de preuve transférées sur support informatique.

Figure-clé du scandale

Le publicitaire, figure-clé du scandale des commandites, est visé par 35 chefs d'accusation pour des fraudes qui auraient été commises de septembre 1996 à mai 2001. Les fraudes totaliseraient plus de 1,5 million de dollars. M. Lafleur avait bénéficié de contrats relativement aux commandites offertes par le gouvernement fédéral par le biais du ministère des Travaux publics.

La plus importante fraude concerne l'événement Bluenose II, pour lequel M. Lafleur aurait empoché plus de 360 000 $.

M. Lafleur avait été appelé à témoigner à la commission Gomery sur le scandale, en mars 2005. Il avait livré un témoignage rempli de trous de mémoire. Dans son rapport final, le juge Gomery avait d'ailleurs souligné que le publicitaire avait préféré « passer pour un imbécile plutôt que de dire la vérité ».

Il n'avait pas été revu depuis son témoignage. En décembre 2005, M. Lafleur avait fait la manchette à la suite de plaintes à son égard par ses voisins au Costa Rica. L'homme d'affaires n'avait pas fait parler de lui depuis.

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