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Zaccardelli doit s'expliquer

Radio-Canada

Devant le comité permanent des comptes publics, l'ancien commissaire de la GRC nie avoir tenté de camoufler des irrégularités présumées dans la gestion de la caisse de retraite des employés de la police fédérale.

L'ancien commissaire de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), Giuliano Zaccardelli, a témoigné lundi devant le comité des comptes publics de la Chambre des communes au sujet de la gestion de la caisse de retraite des employés de la police fédérale.

En novembre dernier, la vérificatrice générale du Canada, Sheila Fraser, avait découvert des abus et du gaspillage d'une valeur de plus de 1,3 million de dollars dans la gestion des régimes de pension et d'assurance de la GRC. Elle avait toutefois reconnu que la GRC avait assuré un suivi adéquat de ce dossier.

M. Zaccardelli a affirmé lundi qu'il n'avait rien à se reprocher. Il a rappelé qu'une enquête interne, qu'il avait commandée, et qu'une enquête de la police d'Ottawa avaient déjà eu lieu. Il a ajouté que deux responsables avaient dû démissionner après que l'enquête interne eut permis de découvrir des irrégularités.

Mais depuis, les agents chargés d'enquêter sur ces irrégularités ont indiqué que de hauts dirigeants de la GRC, dont l'ex-commissaire Zaccardelli, auraient tenté de les empêcher de faire leur travail. M. Zaccardelli a déclaré que cela était faux, exprimant son indignation.

« Il y a une différence importante entre ne pas être d'accord avec les décisions de la direction et faire des allégations de camouflage ou de corruption à l'endroit de la direction », a dit Giuliano Zaccardelli, lundi.

Le ministre fédéral de la Sécurité publique et responsable de la GRC, Stockwell Day, a annoncé, le 29 mars dernier, la création d'une commission d'enquête indépendante pour faire la lumière sur les allégations. En charge de l'enquête, l'ancien directeur de la Commission des valeurs mobilières de l'Ontario, David Brown, devra remettre son rapport d'ici le 15 juin.

Lourdes allégations

Le 28 mars, le sergent à la retraite Ron Lewis et l'agent Fraser Macaulay ont tour à tour accusé les dirigeants de la GRC de camouflage. M. Lewis a accusé Giuliano Zaccardelli d'avoir été à l'origine des obstacles et des mensonges auxquels il avait dû faire face.

L'agent Macaulay a raconté que la commissaire adjointe aux ressources humaines, Barbara George, lui avait dit qu'il était seul sur son île et que personne n'allait dire la vérité sur cette affaire. Barbara George a été suspendue par la GRC pour la durée de l'enquête.

Rappelons que Giuliano Zaccardelli avait démissionné, en décembre, après avoir livré des témoignages contradictoires devant le comité de la sécurité publique dans l'affaire de la déportation du Canadien d'origine syrienne Maher Arar.

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