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Des voix s'élèvent

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Plusieurs personnalités s'associent à quatre organisations non partisanes pour réclamer des changements au mode de scrutin au Québec.

Des personnalités de différents horizons unissent leur voix pour exiger une réforme du mode de scrutin au Québec.

Parmi ce groupe, on remarque les anciens députés Jean-Pierre Charbonneau, Louise Beaudoin et Liza Frulla, de même que l'ancien président du Mouvement Desjardins Claude Béland, le fondateur de l'ADQ Jean Allaire, le chanteur Luck Mervil et le comédien Paul Ahmarani.

Ils ont tous répondu à l'appel d'un collectif non partisan d'organisations réunissant l'Association pour la revendication des droits démocratiques, le Collectif féminisme et démocratie, le Mouvement démocratie et citoyenneté du Québec (MDCQ) et le Mouvement pour une démocratie nouvelle (MDN).

La coalition a ouvert un site Internet où elle invite la population à signer une pétition qui sera déposée à l'Assemblée nationale, au gouvernement, ainsi qu'à tous les chefs de partis.

Selon les instigateurs de la pétition, « les élections du 26 mars ont démontré la nécessité de se doter d'un meilleur instrument démocratique ». Les tenants d'une réforme affirment que l'actuel mode de scrutin ne favorise pas le pluralisme politique, qu'il crée des distorsions dans les résultats du vote entre le pourcentage de voix obtenues et les sièges alloués aux partis et qu'il mène à l'élection de gouvernements qui ne représentent pas la majorité de la population.

Les différents porte-parole ne s'entendent pas nécessairement sur le modèle du futur système de scrutin, mais ils ont souvent évoqué le système allemand. Ainsi, ils souhaitent tous une forme de proportionnelle compensatoire, qui réserve une partie des sièges en fonction du pourcentage d'appuis obtenu par les partis.

Pour sa part, le président du MDCQ, Claude Béland, affirme qu'il existe un large consensus en faveur d'une réforme et de l'implantation d'un mode de scrutin dont le résultat serait proportionnel. Il rappelle que ce consensus a été obtenu lors des États généraux sur la réforme des institutions démocratiques, tenus en 2003, et lors de la Commission spéciale sur la Loi électorale, tenue à l'hiver 2006.

De son côté, l'ancien président de l'Assemblée nationale Jean-Pierre Charbonneau soutient que la réforme du mode de scrutin est invoquée depuis 1903 et que le Québec était « en avance », dans ses consultations, sur les six provinces qui entament aussi des processus semblables. « Il reste quatre ou cinq pays dans le monde qui ont encore le vieux système électoral britannique colonial en place au Québec », a commenté en entrevue l'ex-député de Borduas, maintenant à la retraite.

Le régime actuel ne constitue ni plus ni moins qu'une « monarchie élective » à ses yeux, où l'exécutif, le premier ministre, a plus de pouvoirs toutes proportions gardées que le président des États-Unis.

Enfin, il a insisté sur l'importance de ce moment décisif et la vraisemblance d'une réforme avant le prochain scrutin, qui pourrait survenir dans les deux prochaines années.

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