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Défection à l'ambassade de Chine

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une adepte du Falun Gong, épouse d'un diplomate chinois en poste au Canada, demande le statut de réfugié et accuse l'ambassade de Chine d'incitation à la haine contre le mouvement religieux.

La femme d'un diplomate chinois en poste à Ottawa a profité de l'annonce de sa défection, vendredi, pour dénoncer les dirigeants communistes de Chine pour leur persécution du mouvement religieux Falun Gong.

Jiyan Zhang a annoncé à ses amis au consulat, au cours du dernier mois, qu'elle était une adepte du mouvement. Peu de temps après, elle affirme avoir renoncé à sa citoyenneté chinoise. Elle accuse l'ambassade de chercher à contrôler la diaspora chinoise.

« À l'ambassade, j'ai personnellement vu du matériel visant à inciter à la haine contre le Falun Gong. Il y a, au sein de l'ambassade, une unité spéciale chargée de collecter de l'information, a affirmé Mme Jiyan. L'ambassadeur chinois a dit qu'il allait transmettre du matériel diffamant le Falun Gong aux membres du Parlement et aux responsables du gouvernement canadien. »

Mme Jiyan accuse aussi l'ambassade d'avoir empêché le lancement, au Canada, d'une chaîne de télévision animée par des expatriés chinois aux propos critiques envers les autorités de Chine.

Le mouvement Falun Gong comptait des millions de membres en Chine dans les années 90. Après que certains de ses membres eurent encerclé le siège du pouvoir à Pékin, les autorités chinoises l'ont interdit, en 1999. Plusieurs de ses membres ont été emprisonnés ou envoyés dans des camps de rééducation par le travail.

L'ambassade de Chine n'a toujours pas réagi aux propos de Mme Jiyan.

MacKay prudent

La défection de Mme Jiyan n'a pas encore été confirmée par le ministère des Affaires étrangères du Canada. Le ministre Peter MacKay a indiqué que sa demande d'asile serait étudiée selon la procédure habituelle. Il a rappelé que le Canada accordait une grande importance à ses relations avec la Chine.

« Nous continuons à soulever des problèmes qui préoccupent le Canada, y compris des problèmes relatifs aux droits de l'homme, mais en même temps, nous accordons évidemment une grande valeur aux relations commerciales, culturelles et diplomatiques que nous avons avec la Chine », a déclaré M. MacKay.

En août 2005, un coiffeur en poste à Ottawa a fui l'ambassade de Chine avec sa femme et ses enfants. Il s'agissait de la dernière défection connue d'un responsable chinois au Canada.

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