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« Jean-Paul II m'a guérie »

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une religieuse française, qui s'est remise soudainement de la maladie de Parkinson, attribue sa guérison au défunt pape. Ce témoignage est capital pour le procès en béatification de Karol Wojtyla.

Soeur Marie Simon-Pierre, une religieuse française, a attribué sa guérison inexpliquée de la maladie de Parkinson à Jean-Paul II. Il s'agit d'un « miracle » retenu par l'Église en vue de la béatification du défunt pape.

« Je suis guérie, c'est l'oeuvre de Dieu, par l'intercession de Jean-Paul II. C'est quelque chose de très fort, de difficile à expliquer avec des mots », a confié la religieuse de 46 ans, membre de l'Institut des Petites Soeurs des maternités catholiques.

C'est en 2001 que la religieuse, qui travaillait alors à la maternité de l'Étoile à Puyricard, près d'Aix, avait appris qu'elle souffrait de la maladie de Parkinson. En dépit de sa souffrance, elle a continué à assurer son travail de surveillante d'un service de 40 lits, en s'inspirant de l'exemple de Jean-Paul II, lui-même atteint de Parkinson.

Après la mort de Jean-Paul II, le 2 avril 2005, son état s'est aggravé. « J'ai eu l'impression de perdre un ami, quelqu'un qui me donnait la force d'avancer », a-t-elle confié. Elle s'est mise alors à la prier intensément avec les autres soeurs « par l'intermédiaire de Jean-Paul II ». Exténuée, mais encouragée par sa supérieure, soeur Marie Simon-Pierre a écrit le 2 juin 2005 le nom de Jean-Paul II, « comme pour le supplier », d'une écriture « quasiment illisible », s'est-elle rappelé.

La religieuse a raconté qu'en regagnant sa chambre, elle avait « l'impression d'entendre une voix disant: "Prends ton stylo et écris" ». Elle a expliqué qu'elle s'était réveillée à 4 h 30, d'un bond. « Je me suis sentie complètement transformée, je n'étais plus la même intérieurement. C'est difficile à expliquer, trop fort, trop grand, un mystère », a-t-elle dit.

Elle est ensuite allée prier, « envahie d'une grande paix ». À 6 h 00, elle a marché pour rejoindre les autres soeurs. C'est à ce moment qu'elle s'est aperçue que son bras gauche balançait. Arrivée « rayonnante » chez les autres religieuses, elle a montré à l'une d'elles sa main gauche. « Regarde, elle ne tremble plus. Jean-Paul II m'a guérie », a-t-elle lancé.

Le 7 juin, son neurologue qui l'a consultée s'est dit « ébahi ». Depuis, elle ne prend plus de traitement, et sent que sa vie a totalement changé. « Pour moi, c'est un peu comme une seconde naissance », a-t-elle assuré.

Au Vatican de décider

Celle qui est sortie de deux ans de silence pour raconter son histoire a ajouté que « c'est à l'Église de se prononcer et de reconnaître que c'est un miracle ». Il appartient en effet au pape actuel, Benoît XVI, de dire s'il s'agit d'un miracle, après décision du Vatican de valider ou non le témoignage de soeur Marie Simon-Pierre.

Un premier volet de l'enquête a été mené en France durant un an sur la guérison de la religieuse et avec l'aide de plusieurs experts. Soeur Marie-Simon-Pierre doit désormais se rendre à Rome pour la conclusion du deuxième volet du procès en béatification de Karol Wojtyla, devenu Jean-Paul II. Cette étape, axée sur sa vie et ses vertus, est prévue à la Basilique Saint-Jean-de-Latran le 2 avril, deux ans exactement après sa mort des suites de la maladie de Parkinson.

La reconnaissance officielle d'un miracle est une étape fondamentale du procès en béatification, première étape indispensable vers la canonisation.

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