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Boisclair évoque un gouvernement minoritaire

Radio-Canada

André Boisclair croit possible de former une coalition avec Mario Dumont en vue d'organiser un troisième référendum sur la souveraineté, même dans le cas d'un gouvernement minoritaire. Le chef de l'ADQ s'empresse de rejeter cette hypothèse.

Le chef péquiste André Boisclair rencontre lui aussi le plus grand nombre possible d'électeurs en cette dernière fin de semaine de campagne.

Son marathon le menait samedi en huit lieux, dont dans la région de Québec, en Montérégie, puis à Laval en soirée.

Il a entrepris son blitz dans la circonscription de Lévis, en banlieue de Québec, où la lutte à trois est très serrée.

Partout, il a lancé un appel au ralliement, invitant les militants péquistes à convaincre le plus d'indécis possible d'ici le scrutin de lundi.

Un message martelé sans relâche

Malgré les questions insistantes de journalistes, lors d'un point de presse au mont Orford, le chef du Parti québécois n'a évoqué que du bout des lèvres un gouvernement minoritaire, en dépit des sondages qui convergent vers ce scénario.

Il a en fait surtout répété qu'il demandait aux Québécois de lui permettre de former un gouvernement majoritaire.

Selon lui, les déclarations de Jean Charest, qui a dit en substance samedi qu'un gouvernement minoritaire affaiblirait la position du Québec par rapport au fédéral, montrent que celui-ci ne croit pas vraiment au fédéralisme d'ouverture.

En boucle, André Boisclair a répété cette phrase au sujet de ses deux principaux adversaires:

M. Charest a jeté la serviette et M. Dumont commence à craquer sous la pression.

André Boisclair

Il s'en est encore pris au cadre financier de l'Action démocratique du Québec, un cadre fantaisiste, estime-t-il.

Main tendue à Mario Dumont

André Boisclair a finalement évoqué la possibilité d'un gouvernement minoritaire. Bombardé de questions, il a affirmé du bout des lèvres qu'il serait un bon joueur à la tête du gouvernement dans toutes les circonstances.

Le chef péquiste a ensuite parlé de la possibilité de former une coalition avec l'ADQ pour permettre la tenue d'un référendum sur la souveraineté, même dans le contexte d'un gouvernement minoritaire.

Selon lui, les conclusions du rapport Grenier sur les pratiques d'Option Canada lors du référendum de 1995 pourraient rallier l'ADQ à la cause souverainiste.

Le jour où on aura le rapport Grenier entre les mains, et si jamais la thèse d'Option Canada était confirmée, je ne suis pas convaincu que M. Dumont va maintenir la même position. Il va, je pense, venir de notre côté.

André Boisclair

Une hypothèse vite écartée

Mario Dumont s'est empressé de se moquer de cette hypothèse. Selon lui, M. Boisclair « se comporte comme un enfant gâté dans sa chaise haute. La prochaine étape, c'est qu'il va faire la danse du "bacon" s'il n'a pas ce qu'il veut. »

Il n'y a donc aucune possibilité de coalition entre son parti et le PQ, a indiqué M. Dumont.

Le juge à la retraite Bernard Grenier se penche sur des allégations contenues dans le livre Les secrets d'Option Canada de Normand Lester et Robin Philpot, touchant notamment au financement du camp du Non lors du référendum de 1995. Option Canada était un organisme subventionné par le gouvernement fédéral durant la campagne référendaire pour faire la promotion du fédéralisme au Québec.