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Dumont mal à l'aise, Couillard et Boisclair inquiets

Radio-Canada

Le chef adéquiste se dit mal à l'aise avec l'initiative d'une entreprise qui promet un rendez-vous rapide avec un médecin spécialiste, moyennant rémunération. Le ministre de la Santé sortant et le chef péquiste soutiennent que la pratique est inacceptable.

Même si le chef adéquiste, Mario Dumont, est prêt à faire une plus grande place au privé en santé, il ne souhaite pas qu'elle cela se fasse à n'importe quel prix.

Ainsi, en entrevue à une radio privée de Montréal, Mario Dumont s'est dit mal à l'aise par rapport à l'initiative de cette entreprise de Montréal qui promet un rendez-vous rapide avec un médecin spécialiste moyennant quelques centaines de dollars. Cette pratique permet ainsi d'éviter les listes d'attente.

M. Dumont a déploré que le système de santé actuel permette ce genre d'écart.

Je serais mal à l'aise d'utiliser cela à cause de la façon dont c'est amené. Parce ce que ce n'est pas fait honnêtement et on ne demande pas à ces médecins-là de faire d'abord leur pratique publique

Mario Dumont

Mario Dumont propose plutôt d'encadrer la place du secteur privé dans le système de santé québécois. L'ADQ voudrait que les patients puissent payer pour voir un médecin, mais seulement après que celui-ci ait fait son travail dans le secteur public.

Du côté des libéraux

Le ministre de la Santé sortant, Philippe Couillard, se dit lui aussi inquiet de l'existence d'un tel service. En entrevue à Radio-Canada, le ministre Couillard a qualifié d'« inacceptable » le fait qu'une entreprise puisse contourner, sinon la lettre, à tout au moins l'esprit de la Loi sur l'assurance-maladie.

Philippe Couillard précise d'ailleurs à ce propos qu'il compte demander l'ouverture d'une enquête sur la pratique de l'entreprise en question, Medecina.

Plus tard, le chef libéral Jean Charest, invité à son tour à commenter, a préféré laisser l'enquête en cours déterminer les faits.

Inacceptable, pour André Boisclair

André Boisclair a aussi été interrogé sur le sujet. En point de presse à Québec, le chef péquiste a qualifié le service offert par l'entreprise « d'inacceptable », puisqu'il permettrait aux personnes plus riches d'avoir un accès privilégié à des soins de santé. Il soutient que cette pratique doit cesser.

S'il est élu, il s'engage à modifier la loi ou les règlements pour y mettre fin.

Harper et un lapin

Au cours d'une entrevue avec Paul Arcand, au 98,5, Mario Dumont a confié avoir des affinités avec le premier ministre du Canada, Stephen Harper, et que plusieurs des politiques de celui-ci avaient des échos dans la population québécoise.

Je lui [Stephen Harper] ai dit que sur le plan économique [...], sur le plan de la justice, [...] sur le plan de l'autonomie et de respecter les pouvoirs des provinces, il y avait de l'intérêt pour ses idées au Québec et que si je pouvais l'aider sur ces fronts-là, j'étais intéressé à le faire

Mario Dumont

Mario Dumont a toutefois souligné que la politique fédérale ne l'intéressait pas, du moins pour le moment.

Et puis lors d'une entrevue à la station CKOI, le chef adéquiste a reçu un lapin des mains de Jean-René Dufort. L'animateur voulait ainsi souligner le coup d'éclat de M. Dumont lors du débat des chefs lorsqu'il a présenté des notes du ministère des Transports sur l'état du viaduc de la Concorde, deux ans avant son effondrement.

Le chef libéral, Jean Charest, avait alors déclaré que M. Dumont venait de sortir un lapin de son chapeau.