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L'économie française en observation

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Cinq prix Nobel d'économie américains estiment que la France a des atouts, mais qu'elle doit laisser respirer son économie et redonner le goût du travail.

Près d'un mois avant le premier tour des élections présidentielles françaises, cinq économistes nobélisés brossent un portrait de l'économie française face à la mondialisation. Leurs réflexions sont publiées, mardi, dans le quotidien français Les Échos.

Les Français sont « les moins motivés au travail » observe l'économiste Edmund Phelps, prix Nobel 2006 et défenseur des économies de libre entreprise. Il note que « les Européens ne croient plus au travail comme moyen d'épanouissement ».

Pour Robert Solow, Prix Nobel de 1987 et connu pour sa théorie sur la croissance économique, la France est très performante en termes de productivité. Mais l'instauration de la semaine de 35 heures est un échec, car « le nombre d'heures de travail en moyenne n'a guère évolué », selon lui.

Le principal atout de la France est son « capital humain »

Une citation de :Gary Becker

Handicapée par un marché du travail pas assez flexible, « la France n'est pas assez réformée » selon Gary Becker, Nobel 1992. « Les entreprises devraient notamment avoir davantage de marge de manoeuvre pour licencier les employés qui ne leur conviennent pas. Les charges qui pèsent sur le travail sont également trop lourdes » et il ajoute que le salaire minimum est trop généreux. Pour lui, l'atout majeur du pays réside dans son « capital humain ».

Quant à Edward Prescott, récipiendaire du Nobel en 2004, il note la « bonne santé » de l'économie française, mais estime toutefois qu'il faudrait réduire « la forte pression fiscale ». Il explique que « si la France ramenait ses taux d'imposition au niveau américain, le produit des impôts serait du même ordre qu'aujourd'hui, car après une période de transition, la production serait 40 % plus élevée ». Selon lui, le pays a tort de craindre la mondialisation.

« Accepter la remise en question des privilèges »

Une citation de :Paul Anthony Samuelson

Paul Anthony Samuelson, nobélisé en 1970, estime pour sa part que le modèle français est l'un des moins efficaces des pays européens. Pour l'économiste, « la France n'a pas su s'adapter aux nouvelles réalités de l'économie mondiale ». Il ajoute que les Français devraient accepter la remise en question de certains privilèges et tolérer les inégalités sociales.

Nobel d'économie

Le prix Nobel d'économie est le seul qui n'a pas été créé par l'inventeur et industriel suédois Alfred Nobel dans son testament de 1895. Il a été lancé en 1968 par la Banque centrale de Suède pour lui rendre hommage.

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